La Stratégie énergétique 2050 rend notre approvisionnement énergétique plus renouvelable, plus efficace et plus indigène. Elle exclut la construction de nouvelles centrales nucléaires et réduit notre dépendance à l’égard de l’énergie fossile.

Que la sortie du nucléaire devienne enfin réalité

Nous avons les plus vieilles centrales nucléaires du monde. Celle de Mühleberg sera débranchée en 2019. Les autres suivront. Entre autres parce qu’elles sont hautement déficitaires. L’importation de courant sale depuis l’étranger n’est pas une solution de rechange viable. La Stratégie énergétique mise logiquement sur l’approvisionnement en énergies renouvelables. Et une modification de la Loi sur l’énergie nucléaire – qui fait également partie de la Stratégie énergétique – entraîne l’interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires. Qui veut la sortie du nucléaire dit OUI à la Stratégie énergétique.

Promouvoir les énergies renouvelables

Des investissements dans le renouvelable sont des investissements pour l’avenir. La Stratégie énergétique assume ses responsabilités à cet égard: par un encouragement de durée limitée. La constitution de fonds supplémentaires pour développer les énergies renouvelables sera financée par l’augmentation modérée du supplément perçu sur le réseau – une augmentation de 0,8 centime par kilowattheure au maximum. Ainsi, une partie des 40’000 projets figurant sur la liste d’attente pour la rétribution du courant injecté à prix coûtant (RPC) pourront enfin se concrétiser. Ensemble, ces installations produiront plus de courant que les centrales nucléaires de Beznau I et de Beznau II. Et, grâce à la réorganisation du système d’acheminement, l’énergie hydraulique pourra être transférée avec un impact environnemental réduit. La Stratégie énergétique apporte aussi une contribution importante à la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat.

Améliorer l’efficacité énergétique

La Stratégie énergétique fixe des objectifs en matière d’efficacité et crée des mesures incitatives – à confort égal, voire supérieur. Vouloir gagner en efficacité est réaliste, parce que les appareils deviennent toujours plus performants sur le plan énergétique. Alors que le nombre total d’appareils électriques a augmenté de 46% au cours des 13 dernières années, leur consommation a diminué de près de 6%. Les importateurs automobiles doivent réduire les émissions de CO2 des nouvelles voitures de tourisme jusqu’à la valeur de 95g CO2/km en moyenne dans les cinq prochaines années. Désormais, une valeur moyenne comparable aura cours pour les véhicules utilitaires également.

Conserver la création de valeur en Suisse

Aujourd’hui déjà, la Suisse importe chaque année de l’énergie pour environ 10 milliards de francs. Cet argent part à l’étranger. Les producteurs de courant sale européens font du profit grâce à l’électricité. Idem pour la Libye, la Russie, le Kazakhstan, le Nigeria ou l’Azerbaïdjan avec le pétrole et le gaz. Les dictateurs deviennent ainsi toujours plus puissants et les oligarques toujours plus riches. Les régions sont déstabilisées et le volume des flux de réfugiés ne cesse de croître. A contrario, l’énergie hydraulique, le biogaz, la chaleur solaire et la géothermie, le bois et l’énergie éolienne génèrent de la valeur ajoutée en Suisse. De nombreux acteurs en sortent gagnants: entreprises de construction, installateurs-électriciens, techniciens en génie civil et bâtiment, mais aussi agriculteurs, gardes forestiers, spécialistes de la transformation du bois et ingénieurs. Grâce à la Stratégie énergétique, l’argent et les places de travail resteront ici durablement.