Le pari
C'est qu'aujourd’hui, les dernières enquêtes d’opinion indiquent que le vent a tourné et que la confiance accordée au Parti socialiste s’est plutôt renforcée. Cette évolution n’est pas le fruit du hasard et repose sur trois principes :
- Ces derniers mois, le PS a toujours été parmi les premiers à identifier les problèmes, à clairement prendre position et à proposer des solutions. Ainsi, en janvier déjà, il s’exprimait sur les difficultés que ne manquerait pas d’entraîner une surévaluation du franc suisse. Décriées dans un premier temps, les propositions socialistes – à l’image de la fixation d’un cours plancher entre euro et franc suisse – ont finalement été reprises, des mois plus tard, par la BNS et les partis de droite. De même, il n’a pas attendu la catastrophe de Fukushima pour lancer son initiative populaire « Cleantech » visant à créer des places de travail grâce à la transition vers les énergies renouvelables. Depuis, le texte a été déposé et indique la marche à suivre pour que la sortie du nucléaire se révèle également une opportunité économique profitable à l’ensemble de la population. Enfin, le PS n’a jamais cessé de critiquer la dépendance que notre pays entretient à l’égard des grandes banques tout en soulignant que ces dernières n’avaient rien perdu de l’arrogance et de la témérité qui avait débouché sur la crise de 2008. Longtemps contestée à grands cris par la droite, l’incapacité des banques à tirer les leçons de leurs échecs vient d’être une nouvelle fois démontrée par le faux-pas d’un trader de l’UBS dont il reste à prouver qu’il a effectivement agi en solitaire.
- Le PS a été particulièrement actif sur le terrain. Par le biais, notamment, de ses initiatives populaires dont les caractéristiques sont de proposer des solutions concrètes aux problèmes les plus aigus. Ces textes ont d’ailleurs connu un succès considérable. L’initiative Cleantech a été déposée à la fin de l’été, l’initiative sur les salaires minimums - lancée de concert avec les syndicats – a déjà récolté plus de 110'000 signatures tandis que l’initiative pour une caisse maladie publique vient – quelque six mois après son lancement – de franchir la barre des 100'000 signatures. Le tout sans devoir recourir à des tous ménages hors de prix. Par ailleurs, l’engagement des membres et sympathisant-e-s du PS a également rendu possible la formidable mobilisation du parti dans la dernière ligne droite de la campagne. Durant les 10 jours précédant le scrutin, plus de 800 actions ont été menées dans toute la Suisse, sans doute un record en la matière.
- Le slogan socialiste « Pour tous, sans privilèges » s’est révélé pour le moins approprié. Malgré des moyens limités, le PS a ainsi été en mesure de mener une campagne bien visible. Sans référence vide de sens à la Suissitude, il va droit au but et exprime exactement la nature de l’engagement socialiste. Sans compter que son actualité est indéniable : la crise financière actuelle, la colère générée par la dépendance de la Suisse à l’égard de ses grandes banques, l’empressement de la majorité de droite à défendre les intérêts du pourcent le plus riche de la population au détriment des 99% restants sont autant d’encouragements à poursuivre notre action en faveur de l’intérêt général. Une action d’autant plus crédible qu’elle n’est sponsorisée par aucune entreprise privée ou lobby actif dans les travées du Parlement.
Cet engagement et la cohérence politique qui en découle n’ont cessé de se renforcer ces derniers mois. Largement de quoi accepter de miser sur le PS en toute confiance. Même si, à l'époque, la sollicitation de ce quotidien avait été refusée. Elle le serait d'ailleurs tout autant aujourd’hui.







Commentaires