2005
05.01.05 - Solidarité avec les victimes du raz-de-marée
«C’est une catastrophe d’une ampleur incommensurable – le PS exprime sa profonde sympathie à l’égard des victimes et de leur proches et les assure de sa solidarité», a déclaré le président du parti Hans-Jürg Fehr à l’occasion, ce mercredi, de la journée de deuil national et de récolte de dons qui fait suite au séisme asiatique. L’élan de générosité de la population suisse est exemplaire à l’image de l’engagement du Conseil fédéral et notamment de la ministre des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey de retour d’un voyage qui lui aura permis de se faire une idée précise du drame et des besoins sur place. Il faut désormais poursuivre sur cette voie: les proches des victimes et des personnes disparues doivent être soutenues par les autorités de même que les régions touchées par le tremblement de terre ou menacées par des catastrophes semblables. Ainsi, outre l’aide d’urgence et celle vouée à la reconstruction, il s’agit de revenir sur la réduction du budget de l’aide suisse au développement prévue par le programme d’économies 2004 de la Confédération.
11.01.05 - La place économique suisse sur une voie de garage...
La Commission des transports du Conseil des États a manqué aujourd'hui de courage politique. Elle a aussi abandonné une logique de transports tournés vers l'avenir pour se cacher derrière des considérations frileuses de réduction de coûts. Alors que le Conseil national avait donné suite, durant la session d'hiver, à la volonté populaire de raccorder notre pays au réseau européen des lignes ferroviaires à grande vitesse en votant une enveloppe financière de 1,3 milliard de francs, la commission de la Chambre des cantons ne veut accorder que 665 millions, rejetant même la proposition de compromis des 18 cantons qui plaident pour une première étape de 990 millions. Appliquée, cette décision aurait des conséquences graves: fin de la prise en compte d'intérêt régionaux légitimes, capacités insuffisantes dans la région zurichoise, répercussions négatives sur tout le réseau. En réduisant à tel point les liaisons au réseau européen à hautes performances, c'est en définitive la compétitivité économique de notre pays qui est remisée sur une voie de garage. Le PS ne se résignera pas et se battra jusqu'au bout pour la réalisation de la version initiale.
15.01.05 - La gauche unie: PS et syndicats soutiennent la libre circulation des personnes
C’est incontestablement un signal fort: aujourd'hui à Berne, l'assemblée des délégué-e-s du syndicat UNIA a très clairement refusé de soutenir un référendum contre l’extension de la libre circulation des personnes aux dix nouveaux États membres de l'Union européenne et, partant, contre les mesures d’accompagnement qui lui sont liées. Le PS est heureux de constater que, après l'approbation du comité de l'Union syndicale suisse (USS), c'est maintenant la base du syndicat UNIA qui s'exprime en faveur d'une ouverture raisonnée de la Suisse à l’Europe. Cette ouverture est dans l’intérêt des personnes salariées comme dans celui de la place économique suisse. Un rejet de ce nouvel accord bilatéral aurait non seulement de graves conséquences sur tout le processus de rapprochement de notre pays avec l’UE, mais il interdirait aussi l'entrée en vigueur de mesures de protection des personnes salariées durement acquises.
17.01.05 - Une taxe sur le CO2 plutôt que des mesures alibi!
«Le Protocole de Kyoto et la loi sur le CO2 ne peuvent être respectés qu’au prix de l’introduction d’une véritable taxe incitative» selon le conseiller national bâlois Rudolf Rechsteiner. Des quatre variantes proposées par le Conseil fédéral dans le cadre de la procédure de consultation, le Parti socialiste suisse appuie la première, qui prévoit l’instauration d’une taxe sur le CO2 pour les carburants et les combustibles. Comme les recettes nettes seront intégralement redistribuées aux ménages et aux entreprises, c’est également la meilleure solution pour la protection de l’environnement mais aussi d’un point de vue socio-économique. S'il est urgent de percevoir une telle taxe d’incitation, d’autres mesures à long terme doivent encore être envisagées afin que la Suisse parvienne aux buts qu’elle s’est fixé en termes de politique climatique.
21.01.05 - Brevetage du «gène du cancer du sein»: le PS remporte la première manche
«Le verdict de Munich représente une importante victoire pour le PS et ne sera pas sans incidences sur la révision de la loi fédérale sur les brevets», selon la conseillère aux Etats bernoise Simonetta Sommaruga. Elle s’exprimait à propos de la décision rendue ce jour par l’Office européen des brevets qui a réduit la portée des brevets sur le «gène du cancer du sein» détenus par une entreprise américaine. Alors que le Conseil fédéral y avait renoncé, le PS et plusieurs autres organisations avaient pris le relais et formulé opposition eu égard aux conséquences négatives de ces brevets pour le traitement des patientes, la recherche et les coûts de la santé. Son succès comme les arguments sur lesquels il repose doivent dès lors absolument être pris en compte dans le cadre de la révision en cours de la loi sur les brevets.
27.01.05 - NON au subventionnement des cadres supérieurs et des actionnaires !
«Le Conseil fédéral n’a pas tiré les leçons du rejet, l’an dernier du paquet fiscal: il juge toujours qu’il faut réduire les impôt des plus riches», selon le président du PS Hans-Jürg Fehr qui s’exprimait à propos de la politique fiscale du gouvernement présentée ce jour par le ministre des finances Hans-Rudolf Merz. La 2ème réforme de l’imposition des entreprises de même que celle de l’imposition des participations des collaborateurs introduit ainsi des privilèges réservés aux entrepreneurs, aux actionnaires ainsi qu’aux cadres supérieurs. Dindons de cette mauvaise farce: la grande majorité des personnes salariées et le 75% de la population adulte qui ne détient aucune action. Le PS s’opposera à ces projets dans la mesure où ils ne profitent pas aux entreprises, mais aux entrepreneurs.
29.01.05 - Renforcer la cohésion de notre pays – Ne pas laisser se creuser un fossé villes-campagnes
«Alors que la droite et Avenir Suisse exacerbent les rivalités entre agglomérations urbaines et zones rurales, le PS veut faire de leur collaboration renouvelée un élément central de sa politique», explique la présidente du Groupe socialiste de l'Assemblée fédérale, Hildegard Fässler-Osterwalder. C'est dans cet esprit que 50 parlementaires et plusieurs membres de gouvernements cantonaux se sont retrouvés vendredi 28 et samedi 29 janvier à Andermatt pour le séminaire annuel du groupe parlementaire socialiste. Dans des ateliers consacrés notamment à l’agriculture, au tourisme, à la politique de la santé ou encore à l'avenir du service public, ils ont débattu des problèmes spécifiques auxquels les villes et les campagnes doivent faire face et ont esquissé des solutions favorisant une approche régionale. Privilégier les grandes agglomérations au détriment des régions périphériques n'est pas une politique d'avenir pour la Suisse. Ce qu'il faut à notre pays, c'est une meilleure compréhension réciproque et une coopération renouvelée, mises au service d'une cohésion plus forte et d'un développement économique durable.
01.02.05 - Aide humanitaire: les limites de la solidarité gouvernementale
«Alors que l’ensemble de la population prévoit de donner plus de 200 millions de francs en faveur des victimes du raz-de-marée en Asie du sud-est, le Conseil fédéral veut économiser 234 millions au détriment de l’aide suisse au développement». Hans-Jürg Fehr regrette profondément que la politique du gouvernement entre en contradiction avec l’immense élan de solidarité qui a suivi la catastrophe du 26 décembre dernier. Dix jours plus tard, le président du PS avait écrit au Conseil fédéral comme aux président-e-s des groupes parlementaires des Chambres fédérales pour leur suggérer d’annuler les coupes prévues dans ce domaine par le programme d’économies 2004. Le PS ne se satisfait pas de la réponse négative du gouvernement et il reviendra à charge dans le cadre des entretiens de Watteville. Il espère encore pouvoir compter sur le soutien du PDC qui, dans l’émotion du mois de janvier, avait affirmé qu’il était prêt à rediscuter du budget de l’aide au développement. Un mois plus tard, il semble avoir malheureusement à nouveau changé d’avis, au vu du rejet d’une telle proposition par les membres démocrates-chrétiens de la commission spéciale du Conseil des Etats.
02.02.05 - Or de la BNS : le Conseil fédéral ne tient pas parole
«En prenant une telle décision, le Conseil fédéral trahit ses promesses». Pour le président du PS Hans-Jürg Fehr, le choix du gouvernement de verser le produit des réserves d’or excédentaires de la BNS pour deux tiers aux cantons et un tiers à la Confédération revient à renier ses engagements passés. A plusieurs reprises le Conseil fédéral a ainsi affirmé que la répartition de ces 21 milliards de francs relevait d’une disposition constitutionnelle ou légale, voire d’une consultation populaire. Aujourd’hui, il fait volte-face, succombant à la pression des cantons qui s’est exprimée au Conseil des Etats. Le PS ne baisse pas les bras et entend bien combattre cette décision. Notamment en déposant une plainte auprès de la commission de gestion du Parlement. Il s’engagera également avec détermination dans la campagne en faveur de son initiative «Bénéfices de la Banque nationale pour l’AVS» dans la mesure où la décision prise ce jour par le Conseil fédéral prive le premier pilier de toute nouvelle recette.
08.02.05 - Avanti, un an après – le peuple veut qu’on avance !
«En refusant le contre-projet à l’initiative Avanti, le peuple a confirmé le cap à suivre dans la politique des transports», explique Andrea Hämmerle, conseiller national grison et vice-président du groupe parlementaire socialiste. «Mais la droite n’a toujours pas digéré son échec et elle fait obstacle aux avancées attendues», déplore-t-il. Les partisans du contre-projet défait en 2004 persistent dans des projets surdimensionnés et irréalistes. Le PS demande qu’on mette en œuvre des solutions conformes aux besoins et favorables à la préservation du climat : priorité aux transports publics dans les agglomérations, protection de l’espace alpin et transfert du trafic de la route au rail. Ces efforts doivent être financés par un nouveau fonds combinant projets urgents devant être réalisés à court terme et investissements dans les infrastructures.







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