2005
11.02.05 - Le chômage des jeunes est tout sauf une fatalité !
«La gravité de la situation est enfin prise en compte, mais les mesures prévues sont insuffisantes», a déclaré la vice–présidente du PS Ursula Wyss à l’issue des entretiens de Watteville consacrés, ce vendredi, à la question du chômage des jeunes. Les possibilités d’action existantes ne sont que trop peu utilisées par la Confédération et les cantons alors que le marché des places d’apprentissage est en crise et que le chômage des jeunes de la classe d’âge de 15 à 24 ans a atteint l’année dernière le triste record de 5,4% :un taux 9 fois plus élevé qu’en 1990! Les partis de droite ne sont pas plus actifs: l’UDC se désintéresse de la question; quant au PRD et au PDC, ils reconnaissent que la situation est sérieuse, mais tergiversent lorsqu’il s’agit de prendre des mesures concrètes. Le chômage des jeunes est un problème trop important pour reporter son traitement aux calendes grecques. Déçu du résultat des entretiens de Watteville, le PS demande que les Chambres fédérales lui concèdent un caractère prioritaire afin que des dispositions urgentes puissent être mises en oeuvre.
15.02.05 - La taxe sur le CO2: un progrès pour la Suisse
«Seule l’introduction rapide d’une véritable taxe sur le CO2, nous permettra de respecter le protocole de Kyoto», explique Ursula Wyss, conseillère nationale bernoise et vice-présidente du Parti socialiste suisse à propos du traité sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre qui entre en vigueur demain mercredi. La Suisse l’a ratifié et doit donc, d’ici 2010, diminuer ses rejets de CO2 dans l’atmosphère de 10% par rapport à la situation qui prévalait en 1990. On en est malheureusement encore loin, notamment parce que les mesures librement consenties ne suffisent pas. En revanche, celles prévues par la loi sur le CO2 représentent un premier pas vers une protection du climat efficace. Le PS les soutient et estime que l’introduction d’une taxe dont les recettes seront intégralement redistribuées aux ménages et aux entreprises est aujourd’hui indispensable.
16.02.05 - Marché de l’électricité: la droite pète les plombs !
«En se prononçant pour une ouverture totale du marché de l’électricité, la commission a dépassé les bornes», souligne la vice-président du PS Ursula Wyss à propos de la décision prise hier par la commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie du Conseil national (CEATE). Le choix de l’abandon de la limite des 100'000 mWh va plus loin que le projet du Conseil fédéral et correspond, de fait, à une libéralisation globale un peu plus de deux ans après le refus de la LME en votation populaire. En plénum, le Conseil national serait bien inspiré de revoir cette disposition parmi d’autres et d’aboutir à un texte équilibré. Toute autre issue conduirait sans doute au lancement d’un référendum et donc à une nouvelle remise en question de la loi sur le marché de l’électricité.
16.02.05 - Un transfert de charges qui ne promet rien de bon
«Je crains que cette réforme ne règle rien sur le fond et qu’elle se réduise à un transfert de charges aux effets socialement inadmissibles», déplore Stéphane Rossini, conseiller national socialiste valaisan expert du domaine de la santé publique. C’est que les coûts des soins prodigués vont inévitablement augmenter, notre société étant vieillissante. Pour faire face à cette hausse programmée, le Conseil fédéral a choisi aujourd’hui la voie du transfert de charges: on maintient les coûts à charge de l’assurance-maladie de base à volume constant et on transfère le solde vers les personnes concernées, principalement les ménages âgés. Pour amortir le choc, on relève le niveau des prestations complémentaires financées par l’impôt, mais sans garanties d’égalité suffisantes. Une fois de plus, on attaque les principes d’universalité et de solidarité de l’assurance-maladie – le Parti socialiste rejette cette privatisation rampante des soins.
18.02.05 - Refus d’un contre-projet qui n’en est pas un
«Si une part de l’or de la BNS doit aller à l’assurance-invalidité, alors sans conditions préalables douteuses», estime Hildegard Fässler-Osterwalder, présidente du Groupe socialiste de l’Assemblée fédérale, au terme de la discussion sur la proposition de la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États. Cette dernière veut affecter à l’AI le tiers restant des réserves excédentaires de la Banque nationale, mais une fois seulement que les comptes annuels de l’AI seront équilibrés et la perspective de déficits futurs éliminée. Cette conditionnalité n’est pas de mise : elle n’est qu’une construction juridique brinquebalante qui repose sur des arrière-pensées inadmissibles. Le Groupe socialiste peut soutenir une affectation inconditionnelle à l’AI et il appuie toujours fermement l’initiative «Bénéfices de la Banque nationale pour l’AVS», car on ne saurait admettre que l’AVS sorte les mains vides de toute cette histoire.
18.02.05 - Reconnaissance et solidarité
«Je suis profondément attristée par le retrait pour raisons de santé de Jean-Philippe Maître et je lui adresse, au nom de tous les parlementaires socialistes, mes vœux les plus sincères dans l’épreuve qu’il traverse présentement», déclare Hildegard Fässler-Osterwalder, présidente du Groupe socialiste de l’Assemblée fédérale.
19.02.05 - Solidarité internationale à rude épreuve
«C'est pourquoi il est important que l'on ne coupe pas dans le budget de la coopération», disait le 2 janvier dernier Doris Leuthard, présidente du PDC, dans le contexte du terrible séisme qui venait de ravager l'Asie du Sud. Voilà qui amènerait les parlementaires démocrates-chrétiens sur la même ligne que le groupe parlementaire socialiste, qui s'est penché samedi matin à Berne sur les priorités de la coopération au développement. Malgré la qualité du travail fourni, la Suisse ne remplit malheureusement pas aujourd'hui de manière suffisante ses obligations à l'égard des plus pauvres dans le monde. Il lui faut augmenter le volume de son aide et rejoindre ainsi la tendance qui se manifeste un peu partout sur le plan international. À court terme, le Groupe socialiste combattra donc toute réduction des dépenses liées à la coopération au développement dans le programme d'allègement budgétaire 2004. Avec l'appui unanime des Verts et des démocrates-chrétiens, ces coupes peuvent être évitées – à la condition que les parlementaires PDC ne laissent pas en rade leur présidente et ses beaux principes.
23.02.05 - Inopportune, mal pensée, pas crédible
«Nous attendons autre chose du ministre des affaires sociales qu’un bricolage entretenant l’illusion qu’on s’attaque aux problèmes», déplore Stéphane Rossini, conseiller national valaisan spécialiste de la politique sociale, «Pascal Couchepin n’a hélas pas tiré les enseignements de la lourde défaite de la 11ème révision de l’AVS». Sur le dossier le plus important de la politique sociale, le Conseil fédéral n’a manifestement pas su esquisser aujourd’hui une stratégie pertinente. Il laisse ainsi le chef du Département de l’intérieur courir à l’échec. Après le rejet populaire de la dernière révision de l’AVS, il est clair qu’un nouveau projet doit comporter une solution solide au problème de la flexibilité de l’âge de la retraite: mais la «rente-pont» imaginée par Pascal Couchepin n’est qu’une aide sociale d’urgence mal conçue et au financement aléatoire. Le PS demande au Conseil fédéral de déposer rapidement son message pour la 5ème révision de l’assurance-invalidité et de reprendre plus tard le dossier de l’AVS – en visant une révision de progrès reposant sur une large concertation préalable.
25.02.05 - Or de la BNS: hold-up juridique caractérisé
«Cet accord est la goutte d’eau qui fait déborder le vase: les citoyennes et les citoyens sauront s’en souvenir au moment de se prononcer sur l’initiative COSA», selon le président du PS Hans-Jürg Fehr. Après que le Conseil fédéral a rompu avec ses engagements antérieurs en décidant, le 2 février dernier, de distribuer les réserves d’or excédentaires de la Banque nationale sans nouvelle base constitutionnelle ou légale, la Banque nationale et le Département fédéral des finances ont franchi le Rubicond. En dépit des multiples protestations, la fortune sera dilapidée cette année encore dans le cadre d’une procédure accélérée. En dix tranches hebdomadaires, 21 millards de francs seront distribués d’ici cet été afin de prendre de court l’initiative populaire «Bénéfices de la Banque nationale pour l’AVS» – empêchant ainsi la population d'avoir le dernier mot quant aux recettes supplémentaires à affecter au premier pilier.
26.02.05 - Plus juste répartition des richesses, égalité et reconversion écologique au coeur de la politique économique du futur
«Demandons-nous si une plus grande justice sociale n’est pas la condition préalable d’une croissance soutenue plutôt que sa suite logique», a averti le Prof. Beat Bürgenmeier devant le colloque réuni samedi 26 février à Berne pour repenser la politique économique du PS. Convaincu qu’une politique de réformes fondamentales est non seulement possible, mais absolument nécessaire à notre pays, le Parti socialiste suisse a décidé d’actualiser son programme en la matière. Toutes les forces vives du parti sont appelées à contribuer à l’élaboration du nouveau projet. Le processus se veut démocratique, transparent et non limitatif. Mais, aujourd’hui comme en 1994, le PS est au clair sur ses valeurs : une politique économique dans l’intérêt de toute la population doit améliorer la répartition des richesses, revaloriser l’environnement, encourager l’égalité entre hommes et femmes ainsi que piloter les changements structurels de façon à ce qu’ils soient socialement supportables.







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