Avanti, un an après – le peuple veut qu’on avance !
«En refusant le contre-projet à l’initiative Avanti, le peuple a confirmé le cap à suivre dans la politique des transports», explique Andrea Hämmerle, conseiller national grison et vice-président du groupe parlementaire socialiste. «Mais la droite n’a toujours pas digéré son échec et elle fait obstacle aux avancées attendues», déplore-t-il. Les partisans du contre-projet défait en 2004 persistent dans des projets surdimensionnés et irréalistes. Le PS demande qu’on mette en œuvre des solutions conformes aux besoins et favorables à la préservation du climat : priorité aux transports publics dans les agglomérations, protection de l’espace alpin et transfert du trafic de la route au rail. Ces efforts doivent être financés par un nouveau fonds combinant projets urgents devant être réalisés à court terme et investissements dans les infrastructures.
«En refusant le contre-projet à l’initiative Avanti, le peuple a confirmé le cap à suivre dans la politique des transports», explique Andrea Hämmerle, conseiller national grison et vice-président du groupe parlementaire socialiste. «Mais la droite n’a toujours pas digéré son échec et elle fait obstacle aux avancées attendues», déplore-t-il. Les partisans du contre-projet défait en 2004 persistent dans des projets surdimensionnés et irréalistes. Le PS demande qu’on mette en œuvre des solutions conformes aux besoins et favorables à la préservation du climat : priorité aux transports publics dans les agglomérations, protection de l’espace alpin et transfert du trafic de la route au rail. Ces efforts doivent être financés par un nouveau fonds combinant projets urgents devant être réalisés à court terme et investissements dans les infrastructures.C’est le 8 février 2004 que le peuple a rejeté en votation le contre-projet de l’Assemblée fédérale à l’initiative Avanti des milieux routiers. Deux tiers des personnes ayant voté ont dit non à un paquet mal ficelé et totalement disproportionné, tous les cantons l’ont rejeté également.Suivant l’argumentation d’une large coalition formée du PS, des Verts et des organisations de protection de l’environnement, la majorité a exprimé une volonté indubitable : pas de deuxième galerie routière au Gothard, pas d’extensions démesurées du réseau autoroutier, mais bel et bien, comme décidé durant les années 1990, une politique des transports dont les trois objectifs principaux sont la préservation du climat, la protection de l’environnement et, en particulier, de l’espace alpin ainsi que le transfert progressif du trafic de la route au rail.Un an après cette votation, le bilan est décevant. Les perdants au soir du 8 février 2004 – lobby des bétonneurs routiers et partis bourgeois en tête – n’ont pas digéré leur échec et reviennent au parlement avec des propositions qui évoquent irrésistiblement le contre-projet défait. C’est dommage, car la nécessité d’avancer n’est contestée par personne. Pour le Parti socialiste, il faut s’attaquer sans plus attendre aux problèmes les plus urgents. Cela implique des solutions aux problèmes spécifiques des agglomérations, en donnant la priorité aux transports publics et au trafic lent, essentiellement par la promotion des déplacements piétonniers et cyclistes ; des mesures ciblées en faveur des régions périphériques et de montagne, mais sans déroger aux principes de protection des Alpes ; la persévérance dans le transfert de la route au rail.Ces solutions ont un prix. Le PS préconise la création d’un nouveau fonds, combinant financement des projets les plus urgents actuellement dans une impasse et investissements d’infrastructure à long terme. À court terme, pour les projets les plus urgents, il faut envisager le transfert unique d’un montant prélevé sur les recettes non utilisées de l’impôt sur les huiles minérales, à libérer dès 2006.Pour le plus long terme, une part des recettes de l’impôt sur les huiles minérales alimenterait le fonds chaque année. Celui-ci couvrirait ainsi les projets futurs en faveur des agglomérations, l’entretien approprié des infrastructures des régions périphériques et de montagne de même que l’achèvement du réseau des routes nationales selon la conception valable à ce jour – donc sans extensions à l’infini. Il appartiendra au législateur de fixer les parts respectives affectées à ces domaines, les besoins des transports publics et du trafic lent devant l’emporter sur ceux du transport motorisé individuel.







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