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La place économique suisse sur une voie de garage...

La Commission des transports du Conseil des États a manqué aujourd'hui de courage politique. Elle a aussi abandonné une logique de transports tournés vers l'avenir pour se cacher derrière des considérations frileuses de réduction de coûts. Alors que le Conseil national avait donné suite, durant la session d'hiver, à la volonté populaire de raccorder notre pays au réseau européen des lignes ferroviaires à grande vitesse en votant une enveloppe financière de 1,3 milliard de francs, la commission de la Chambre des cantons ne veut accorder que 665 millions, rejetant même la proposition de compromis des 18 cantons qui plaident pour une première étape de 990 millions. Appliquée, cette décision aurait des conséquences graves: fin de la prise en compte d'intérêt régionaux légitimes, capacités insuffisantes dans la région zurichoise, répercussions négatives sur tout le réseau. En réduisant à tel point les liaisons au réseau européen à hautes performances, c'est en définitive la compétitivité économique de notre pays qui est remisée sur une voie de garage. Le PS ne se résignera pas et se battra jusqu'au bout pour la réalisation de la version initiale.

La Commission des transports du Conseil des États a manqué aujourd'hui de courage politique. Elle a aussi abandonné une logique de transports tournés vers l'avenir pour se cacher derrière des considérations frileuses de réduction de coûts. Alors que le Conseil national avait donné suite, durant la session d'hiver, à la volonté populaire de raccorder notre pays au réseau européen des lignes ferroviaires à grande vitesse en votant une enveloppe financière de 1,3 milliard de francs, la commission de la Chambre des cantons ne veut accorder que 665 millions, rejetant même la proposition de compromis des 18 cantons qui plaident pour une première étape de 990 millions. Appliquée, cette décision aurait des conséquences graves: fin de la prise en compte d'intérêt régionaux légitimes, capacités insuffisantes dans la région zurichoise, répercussions négatives sur tout le réseau. En réduisant à tel point les liaisons au réseau européen à hautes performances, c'est en définitive la compétitivité économique de notre pays qui est remisée sur une voie de garage. Le PS ne se résignera pas et se battra jusqu'au bout pour la réalisation de la version initiale.Le Conseil national a longuement réfléchi avant que d’accorder en décembre un crédit de 1300 millions de francs pour le raccordement de notre réseau ferroviaire aux lignes européennes à grande vitesse. S’il l’a fait, c’est qu’il était convaincu qu’il fallait donner suite à la décision populaire de 1998 sur le financement des projets d’infrastructures des transports publics et que, du point de vue d’une politique des transports tournée vers l’avenir, la planification proposée à l’époque demeure la meilleure aujourd’hui encore.En réalisant sans tarder les raccordements considérés, on apporte de considérables améliorations aux personnes qui voyagent en train. Mais on fournit également un atout concurrentiel important à la place économique suisse. Et, parce que ces raccordements renforcent la position des chemins de fer face à la concurrence impitoyable du transport routier et du transport aérien, dont le bilan écologique est très défavorable, on améliore aussi le bilan environnemental des transports, ce qui est tout bénéfice pour la population exposée à des nuisances croissantes.Mais voilà, la Commission des transports du Conseil des États a commis aujourd’hui une grave erreur d’aiguillage, aveuglée par le brouillard tenace d’inquiétudes financières largement exagérées. Au point que seule une minorité de ses membres a soutenu une proposition médiane élaborée par 18 cantons, qui proposent d’engager une première étape équilibrée pour un montant de 990 millions de francs.La proposition de la majorité de la commission préparatoire des États signifierait un recul dramatique, aux effets négatifs inacceptables. Des intérêts régionaux importants et incontestables ne seraient rediscutés que dans un avenir imprévisible, des goulets d’étranglement problématiques subsisteraient longtemps encore, l’ensemble envisagé à l’origine perdrait toute unité. C’est la qualité même du raccordement de notre réseau ferroviaire aux lignes européennes à haute performance qui serait remis en cause, les grandes agglomérations suisses demeurant marginalisées dans une Europe des chemins de fer en plein développement.Le Parti socialiste suisse ne se laisse bien sûr pas décourager par le manque de courage politique de la commission préparatoire de la Chambre des cantons. Le PS est convaincu, à l’instar d’une majorité du Conseil national, que notre pays a raison de vouloir investir dans des liaisons vitales pour son avenir. Il se battra donc pour faire aboutir la version initiale dans son intégralité.

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