NON au subventionnement des cadres supérieurs et des actionnaires !
«Le Conseil fédéral n’a pas tiré les leçons du rejet, l’an dernier du paquet fiscal: il juge toujours qu’il faut réduire les impôt des plus riches», selon le président du PS Hans-Jürg Fehr qui s’exprimait à propos de la politique fiscale du gouvernement présentée ce jour par le ministre des finances Hans-Rudolf Merz. La 2ème réforme de l’imposition des entreprises de même que celle de l’imposition des participations des collaborateurs introduit ainsi des privilèges réservés aux entrepreneurs, aux actionnaires ainsi qu’aux cadres supérieurs. Dindons de cette mauvaise farce: la grande majorité des personnes salariées et le 75% de la population adulte qui ne détient aucune action. Le PS s’opposera à ces projets dans la mesure où ils ne profitent pas aux entreprises, mais aux entrepreneurs.
«Le Conseil fédéral n’a pas tiré les leçons du rejet, l’an dernier du paquet fiscal: il juge toujours qu’il faut réduire les impôt des plus riches», selon le président du PS Hans-Jürg Fehr qui s’exprimait à propos de la politique fiscale du gouvernement présentée ce jour par le ministre des finances Hans-Rudolf Merz. La 2ème réforme de l’imposition des entreprises de même que celle de l’imposition des participations des collaborateurs introduit ainsi des privilèges réservés aux entrepreneurs, aux actionnaires ainsi qu’aux cadres supérieurs. Dindons de cette mauvaise farce: la grande majorité des personnes salariées et le 75% de la population adulte qui ne détient aucune action. Le PS s’opposera à ces projets dans la mesure où ils ne profitent pas aux entreprises, mais aux entrepreneurs.Le 16 mai 2004, le Conseil fédéral et son ministre des finances Hans-Rudolf Merz de même que l’UDC, le PDC et le PRD ont – malgré les millions injectés par economiesuisse dans la campagne - subi une défaite historique. Deux tiers de la population a refusé un paquet fiscal injuste et déséquilibré qui aurait coûté des milliards aux communes, aux cantons et à la Confédération. Cuisante, la leçon n’a pourtant pas porté ses fruits. La réforme fiscale présentée ce jeudi répond à une logique identique: offrir des cadeaux fiscaux aux plus riches.Grâce aux rabais fiscaux sur les dividendes, les détenteurs de portefeuilles d’actions sont les principaux bénéficiaires de la 2ème réforme de l’imposition des entreprises, une révision qui s’inscrit en droite ligne de la modification de l’imposition des participations de collaborateurs approuvée en novembre dernier par le Conseil fédéral. Les cadres supérieurs sont ainsi outrageusement privilégiés par rapport aux employé-e-s dont le salaire est très rarement versé sous la forme d’options. Ce nouveau cadre juridique aurait également des conséquences sur le système de rémunération des entreprises en y renforçant - pour les hauts salaires - la part des actions dans la mesure où celles-ci sont moins imposées que le revenu principal.Cette redistribution à l’envers sera en outre «financée» par un argent dont ne disposent pas les collectivités publiques. Dans sa forme actuelle, la réforme de l’imposition des entreprises va se solder par une baisse des recettes fiscales de l’ordre de 500 millions de francs, dont plus de 90% à charge des cantons. Pour le PS, estimer que «la croissance économique générée par les allégements fiscaux produira des recettes supplémentaires» relève de la pure spéculation. Le PS combattra cette nouvelle arnaque fiscale qui présente les mêmes injustices et incohérences que le paquet fiscal rejeté par la population l’an dernier.







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