Le PS exige l’introduction de la taxe CO2 en Suisse et sur le plan international
« Je propose de réfléchir à une taxe mondiale sur le CO2 (…). Une telle taxe agirait à la fois sur les causes des catastrophes et sur leurs conséquences. Elle aurait un double avantage : elle inciterait les grands émetteurs à réduire leurs émissions. Et elle permettrait d’assurer des moyens financiers suffisants et prévisibles pour financer des actions d’adaptation », a déclaré aujourd’hui le président de la Confédération Moritz Leuenberger à l’ouverture de la partie ministérielle de la Conférence mondiale sur le climat de Nairobi. Le PS soutient résolument cette proposition, convaincu que la taxe sur le CO2 est un instrument exemplaire pour la politique climatique mondiale. Mais la Suisse doit d’abord prendre ses propres responsabilités et décider enfin d’introduire la taxe CO2. Cela dépend largement de l’attitude du PDC.
« Je propose de réfléchir à une taxe mondiale sur le CO2 (…). Une telle taxe agirait à la fois sur les causes des catastrophes et sur leurs conséquences. Elle aurait un double avantage : elle inciterait les grands émetteurs à réduire leurs émissions. Et elle permettrait d’assurer des moyens financiers suffisants et prévisibles pour financer des actions d’adaptation », a déclaré aujourd’hui le président de la Confédération Moritz Leuenberger à l’ouverture de la partie ministérielle de la Conférence mondiale sur le climat de Nairobi. Le PS soutient résolument cette proposition, convaincu que la taxe sur le CO2 est un instrument exemplaire pour la politique climatique mondiale. Mais la Suisse doit d’abord prendre ses propres responsabilités et décider enfin d’introduire la taxe CO2. Cela dépend largement de l’attitude du PDC.C’est grâce au PDC que la taxe CO2 a passé au Conseil national, déclarait récemment le président du PDC dans le SonntagsBlick. Mais au Conseil des Etats, les démocrates-chrétiens semblent à nouveau divisés, ce qui fait que la taxe risque d’être une nouvelle fois reportée et de ne pas pouvoir être appliquée dès 2008 comme le souhaite le Conseil national. Ce serait tout à fait inacceptable pour le PS, qui appelle le PDC à mettre en œuvre dans la pratique ses professions de foi répétées pour l’environnement. Le PS appuie la solution de compromis du National et exige en outre l’introduction d’une taxe CO2 sur les carburants également. La Suisse est touchée à double titre: non seulement elle émet beaucoup de CO2, mais elle souffre elle-même davantage que d’autres pays des conséquences du réchauffement climatique. Evénements extrêmes, inondations, glissements de terrain et fonte des glaciers menacent en particulier les régions de montagne.
Il est de plus vital que les efforts internationaux de lutte contre le réchauffement climatique se poursuivent après l’échéance du Protocole de Kyoto en 2012. Il s’agit d’une part de lutter d’urgence contre ce réchauffement en diminuant drastiquement les émissions de CO2 ; cela sera notre tâche essentielle pour de nombreuses années. Il faut d’autre part dès aujourd’hui et pour de nombreuses années aussi aider les pays les plus pauvres qui subissent déjà de plein fouet les conséquences du réchauffement climatique. Pour contribuer à résoudre à long terme le problème du climat, le PS est en discussion avec les Verts et avec les organisations de protection de l’environnement pour préparer le lancement d’une initiative populaire en faveur du climat.







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