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Le congé paternité reste un thème d’avenir malgré le non du Conseil des Etats

« Le congé-paternité reste un élément essentiel de la politique familiale de l’avenir, malgré le rejet de ma motion par le Conseil des Etats », déclare le conseiller national Roger Nordmann. Le PS n’a malheureusement pas été suivi aujourd’hui par beaucoup d’élu-e-s qui n’avaient eux-mêmes pas été avares de promesses pour les familles durant la campagne électorale. A eux et à elles maintenant de contribuer à rechercher des solutions permettant aux pères de s’impliquer davantage dans la vie familiale dès les premiers mois après la naissance des enfants.

« Le congé-paternité reste un élément essentiel de la politique familiale de l’avenir, malgré le rejet de ma motion par le Conseil des Etats », déclare le conseiller national Roger Nordmann. Le PS n’a malheureusement pas été suivi aujourd’hui par beaucoup d’élu-e-s qui n’avaient eux-mêmes pas été avares de promesses pour les familles durant la campagne électorale. A eux et à elles maintenant de contribuer à rechercher des solutions permettant aux pères de s’impliquer davantage dans la vie familiale dès les premiers mois après la naissance des enfants.Formulée de manière ouverte, la motion Nordmann proposait un congé-paternité de quelques semaines sur le modèle du congé-maternité. La plupart des pères ont en effet de moins en moins de temps à consacrer à leur famille, en raison de la pression croissante du monde du travail. Le congé-paternité aurait représenté un contrepoids bienvenu à cette évolution. Malheureusement, la Suisse ne sera pas non plus tenue de s’associer à la campagne européenne contre la violence faite aux femmes. Le Conseil des Etats a refusé lui aussi l’intervention de Maria Roth-Bernasconi. Le PS déplore enfin le rejet de l’intervention de Susanne Leutenegger Oberholzer en faveur d’un plan de mesures pour la mise en œuvre de l’égalité, idée que le National avait approuvée ce printemps. Si la Constitution garantit l’égalité entre femmes et hommes, la réalité est bien différente : les salaires féminins restent de 20% environ inférieurs, et les femmes sont quasi-absentes des postes clés de l’économie. Pour toutes ces raisons, la Suisse se trouve en mauvaise position dans le classement des pays effectué par le WEF pour mesurer l’égalité.Heureusement, les choses s’améliorent au plus haut niveau de la politique, où la parité est atteinte au Conseil fédéral. Le PS s’en réjouit et espère que les questions d’égalité seront mieux prises en compte par le gouvernement. La nouvelle conseillère fédérale s’est elle-même prononcée publiquement pour des mesures améliorant la compatibilité entre travail et famille.

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