Hans-Rudolf Merz tente de faire passer en douce des cadeaux fiscaux
Visiblement, le Département fédéral des finances ne souhaite pas susciter l’attention et c’est en catimini – sous le couvert du tumulte médiatique généré par l’élection au Conseil fédéral – qu’il a présenté sa très controversée 3ème réforme de l’imposition des entreprises. La manœuvre, cousue de fil blanc s’agissant d’un dossier aussi brûlant, a pourtant échoué. Le PS rejette catégoriquement une révision qui accordera de nouveaux rabais fiscaux aux entrepreneurs.
Visiblement, le Département fédéral des finances ne souhaite pas susciter l’attention et c’est en catimini – sous le couvert du tumulte médiatique généré par l’élection au Conseil fédéral – qu’il a présenté sa très controversée 3ème réforme de l’imposition des entreprises. La manœuvre, cousue de fil blanc s’agissant d’un dossier aussi brûlant, a pourtant échoué. Le PS rejette catégoriquement une révision qui accordera de nouveaux rabais fiscaux aux entrepreneurs.« Hans-Rudolf Merz tente de faire passer son projet de nouvelle réforme de l’imposition des entreprises comme une solution au différend fiscal qui oppose la Suisse et l’Union européenne », s’insurge la conseillère nationale et présidente de la CER-N Hildegard Fässler. « Cela reste encore à prouver. Ce qui est sûr, en revanche, c’est que les grandes entreprises et les multinationales profiteront de nouveaux rabais fiscaux de l’ordre de un demi-milliard de francs. Pour le PS, c’est totalement inacceptable. La priorité doit aller aujourd’hui aux familles et le ministre des finances ferait mieux de plancher sur une réforme de leur fiscalité digne de ce nom. Dans ce domaine de l’imposition des familles, les propositions soumises en consultation voici quelques semaines par le Conseil fédéral sont loin d’être suffisantes.Le PS met actuellement la dernière main à une alternative à la troisième réforme de l'imposition des entreprises. Il la présentera la semaine prochaine.







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