Plan de sauvetage de l’UBS: un succès et nombre d’occasions manquées
Contrairement au Conseil fédéral et au Conseil national, le Conseil des Etats a jugé utile de subordonner à une condition le soutien public à l’UBS. Les anciens responsables de l’UBS seront ainsi peut-être contraints à rendre des comptes – et les bonus perçus ces cinq dernières années – grâce à la voix prépondérante du président socialiste de la Chambre des cantons. Le National qui y a renoncé, également à une seule voix d’écart, doit désormais se rallier à l’avis des sénateurs.
Contrairement au Conseil fédéral et au Conseil national, le Conseil des Etats a jugé utile de subordonner à une condition le soutien public à l’UBS. Les anciens responsables de l’UBS seront ainsi peut-être contraints à rendre des comptes – et les bonus perçus ces cinq dernières années – grâce à la voix prépondérante du président socialiste de la Chambre des cantons. Le National qui y a renoncé, également à une seule voix d’écart, doit désormais se rallier à l’avis des sénateurs. Pour le reste et au lieu d’obtenir des garanties formelles de la part de l’UBS, les partis de droite se sont laissé bercer par d’illusoires bénéfices dont l’attribution est tout sauf réglée. C’est une attitude pour le moins coupable. Le PS regrette que le Parlement ait entériné le plan de sauvetage de l’UBS sans mieux profiter de l’occasion qui lui était donnée de le corriger. Pour autant, il n’entend pas baisser les bras: la révision du droit des actionnaires notamment doit permettre d’agir contre la mentalité de prédateur qui sévit malheureusement toujours aux derniers étages des grandes entreprises de ce pays.En outre, si la situation des marchés devait encore se dégrader et la nécessité d’un nouveau plan de sauvetage se faire jour, le PS juge que la désinvolture du Parlement ne saurait constituer un chèque en blanc pour le versement de milliards supplémentaires.







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