Politique conjoncturelle: l’économie doit être soutenue à temps
Partout dans le monde, les signes d’une profonde crise économique se multiplient. Pourtant, en Suisse, tant la majorité du Conseil fédéral que les partis de droite tergiversent. Certes, une fois surmonté leurs premiers réflexes idéologiques, ils ont finalement reconnu la nécessité d’une intervention de l‘état, mais au lieu de réagir par le biais d’un plan de relance global qui prenne en compte la gravité de la situation, ils préfèrent attendre des preuves encore plus flagrantes de sa dégradation. Au risque de plonger la place économique suisse dans une récession particulièrement sévère. Pour sa part, le PS Suisse plaide pour un programme conjoncturel en 12 points bien ciblé. Plutôt que d’investir 1,4 milliard de francs comme le prévoit le Conseil fédéral, les socialistes exigent un plan d’au moins 6 milliards de francs. Cœur de cible : des investissements immédiatement réalisables dans les domaines des transports et de l’environnement ainsi que des mesures susceptibles de renforcer rapidement le pouvoir d’achat.
Partout dans le monde, les signes d’une profonde crise économique se multiplient. Pourtant, en Suisse, tant la majorité du Conseil fédéral que les partis de droite tergiversent. Certes, une fois surmonté leurs premiers réflexes idéologiques, ils ont finalement reconnu la nécessité d’une intervention de l‘état, mais au lieu de réagir par le biais d’un plan de relance global qui prenne en compte la gravité de la situation, ils préfèrent attendre des preuves encore plus flagrantes de sa dégradation. Au risque de plonger la place économique suisse dans une récession particulièrement sévère. Pour sa part, le PS Suisse plaide pour un programme conjoncturel en 12 points bien ciblé. Plutôt que d’investir 1,4 milliard de francs comme le prévoit le Conseil fédéral, les socialistes exigent un plan d’au moins 6 milliards de francs. Cœur de cible : des investissements immédiatement réalisables dans les domaines des transports et de l’environnement ainsi que des mesures susceptibles de renforcer rapidement le pouvoir d’achat.Ces dernières semaines, les craintes exprimées cet automne déjà par le PS se sont malheureusement confirmées : la crise des marchés financiers s’est étendue à l’économie réelle et la Suisse est directement exposée à la récession. Le Conseil fédéral et les partis de droite ont tout d’abord complètement sous-estimé la situation quand ils ne l’ont pas purement et simplement niée pour des motifs idéologiques. Le fait qu’ils reconnaissent désormais qu’il y a de quoi s’inquiéter et souscrivent également à un soutien public est à saluer. Reste à savoir s’ils ont véritablement pris conscience de l’ampleur de la crise. A voir les «mesures de stabilisation» particulièrement insuffisantes présentées jusqu’ici par le Conseil fédéral, on peut sérieusement en douter.Le PS propose au Conseil fédéral – clés en mains – un véritable programme conjoncturel de l’ordre d’au moins six milliards de francs. Il comprend des investissements dans les transports publics et des mesures incitatives dans les domaines de l’énergie et de l’environnement – en particulier pour l’assainissement énergétique des bâtiments et une meilleure protection contre les crues et les avalanches. Le développement du réseau de télécommunications ainsi que le renforcement du pouvoir d’achat par la réduction des primes d’assurance maladie pour les familles avec enfants constituent également des objectifs prioritaires. Autre piste : l’octroi de chèques de formation continue destinées à permettre aux jeunes sortant d’apprentissage de prendre une meilleur départ dans leur carrière professionnelle.Toutes ces mesures sont durables, particulièrement favorables aux PME et ont donc une influence positive sur le marché du travail. D’ailleurs, le programme conjoncturel du PS correspond, dans les grandes lignes, à ceux mis en œuvre dans la plupart des pays industrialisés: l’Union européenne soumet à ses états membres un plan de 200 milliards d’Euros (1.5% du PIB de l’UE), la France réagit à la crise par un programme devisé à environ 26 milliards d’Euros (1.3% de son PIB), l’Allemagne investit 32 milliards d’Euros (1.3% de son PIB) et – aux Etats-Unis – la future administration Obama met la dernière main à un dispositif qui se traduit par des dépenses à hauteur de 1'000 milliards de dollars (7% du PIB) de même qu’à un programme de création d’emplois qui devrait déboucher sur 2,5 millions de places de travail.







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