Vers une nouvelle campagne illicite de santésuisse ?
„Pascal Couchepin n’est pas du tout pressé lorsqu’il s’agit de prendre des mesures à l’encontre de santésuisse. Il y a longtemps que Berne devrait surveiller l’organe faîtier des caisses maladies, mais il ne s’est encore rien passé. Pire encore, il y a de bonnes raisons de craindre que santésuisse utilise à nouveau illicitement l’argent des primes maladie pour faire de la propagande en faveur de l’article constitutionnel sur la privatisation de la santé, sur lequel nous voterons le 1er juin », déclare le conseiller national Stéphane Rossini, vice-président du PS. Ce matin, le chef du DFI n’a pas pu cacher son irritation face aux questions des journalistes à ce sujet. L’après-midi, il est resté évasif lors de l’heure des questions, quand le PS a voulu en savoir plus sur les millions que va dépenser l’Association suisse d’assurances (ASA) dans la campagne pour le 1er juin. Qui finance vraiment cette campagne ? Est-ce que l’ASA sert de paravent à santésuisse ? Nos primes vont-elles à nouveau être détournées dans des buts de propagande ? Après les réponses laconiques du chef du DFI, le PS devra s’adresser encore une fois à la Commission de gestion.
„Pascal Couchepin n’est pas du tout pressé lorsqu’il s’agit de prendre des mesures à l’encontre de santésuisse. Il y a longtemps que Berne devrait surveiller l’organe faîtier des caisses maladies, mais il ne s’est encore rien passé. Pire encore, il y a de bonnes raisons de craindre que santésuisse utilise à nouveau illicitement l’argent des primes maladie pour faire de la propagande en faveur de l’article constitutionnel sur la privatisation de la santé, sur lequel nous voterons le 1er juin », déclare le conseiller national Stéphane Rossini, vice-président du PS. Ce matin, le chef du DFI n’a pas pu cacher son irritation face aux questions des journalistes à ce sujet. L’après-midi, il est resté évasif lors de l’heure des questions, quand le PS a voulu en savoir plus sur les millions que va dépenser l’Association suisse d’assurances (ASA) dans la campagne pour le 1er juin. Qui finance vraiment cette campagne ? Est-ce que l’ASA sert de paravent à santésuisse ? Nos primes vont-elles à nouveau être détournées dans des buts de propagande ? Après les réponses laconiques du chef du DFI, le PS devra s’adresser encore une fois à la Commission de gestion.„Il n’y aura pas un kopek de l’assurance obligatoire de base dans la campagne du 1er juin“, a assuré Pascal Couchepin la main sur le cœur en conférence de presse. D’ailleurs, l’Office fédéral de la santé publique va écrire aux caisses maladie. C’est bien là la seule mesure qu’envisage de prendre l’administration. Aucun contrôle n’est prévu. Il y a un an, santésuisse avait détourné au moins 3,7 millions de francs sur les primes de l’assurance obligatoire pour financer sa campagne contre la caisse unique. Même Pascal Couchepin avait dû admettre que c’était illégal. Depuis, rien. Pas trace de surveillance ni de transparence. Le PS ne croit plus aux promesses ni aux assurances du chef du DFI. Même le groupe de travail annoncé sur la surveillance de santésuisse n’a pas encore été créé. Et maintenant, c’est le scénario de la campagne sur la caisse unique et sociale qui est en train de se reproduire. Les mêmes caisses maladie qui doivent assumer une tâche publique dans l’assurance de base vont se battre par tous les moyens pour leurs intérêts économiques particuliers dans l’assurance complémentaire. Cela alors que les secteurs de l’assurance obligatoire et de l’assurance privée complémentaire sont inextricablement mélangés. Une chose est sûre : les caisses ont un grand intérêt à la privatisation du système de santé, en votation le 1er juin : ce projet leur confierait la gestion du système, leur octroierait 8 milliards de francs au titre du financement moniste et mettrait l’accent sur la rentabilité en lieu et place de la solidarité. Ce qui ouvrirait la voie à la privatisation de la santé, à la médecine à deux vitesses – et à de juteux bénéfices pour les assureurs. Le PS mènera une campagne engagée contre ces aberrations, de concert avec ses alliés, les médecins, le personnel soignant et les cantons notamment.







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