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Pour une analyse exhaustive de la crise financière

Jusqu’ici, l’examen des causes et des conséquences de la crise financière s’est révélé particulièrement insuffisant. La protection de l’économie nationale et de nos places de travail exige que nous en tirions les enseignements indispensables. Seulement voilà, les deux organes susceptibles de s’atteler à la tâche comptent plusieurs membres dont la proximité avec les milieux bancaires et des assurances est pour le moins gênante. Et – eu égard à l’ampleur de la crise - les instruments d’analyse dont dispose la Commission de gestion sont par trop rudimentaires. En conséquence, le PS a, durant la présente session d’hiver, déposé une intervention qui exige des réponses concrètes de la part du Conseil fédéral. S’agissant notamment du renforcement de la surveillance des marchés financiers et du rythme auquel devraient être engagé les réformes nécessaires. Par ailleurs, le PS soutient la constitution d’une Commission parlementaire d’enquête (CEP) ainsi que l’a revendiqué l’Union syndicale suisse ce lundi.

Jusqu’ici, l’examen des causes et des conséquences de la crise financière s’est révélé particulièrement insuffisant. La protection de l’économie nationale et de nos places de travail exige que nous en tirions les enseignements indispensables. Seulement voilà, les deux organes susceptibles de s’atteler à la tâche comptent plusieurs membres dont la proximité avec les milieux bancaires et des assurances est pour le moins gênante. Et – eu égard à l’ampleur de la crise - les instruments d’analyse dont dispose la Commission de gestion sont par trop rudimentaires. En conséquence, le PS a, durant la présente session d’hiver, déposé une intervention qui exige des réponses concrètes de la part du Conseil fédéral. S’agissant notamment du renforcement de la surveillance des marchés financiers et du rythme auquel devraient être engagé les réformes nécessaires. Par ailleurs, le PS soutient la constitution d’une Commission parlementaire d’enquête (CEP) ainsi que l’a revendiqué l’Union syndicale suisse ce lundi. Plus d’un an après le sauvetage de l’UBS par le biais du droit d’urgence et au moyen d’argent public, le constat est pour le moins désabusé: le versement de bonus indécents comme la fixation d’objectifs faramineux en termes de rentabilité se poursuit comme si rien ne s’était produit. Les instances de surveillance entretiennent des liens étroits avec les établissements qu’elles sont censées contrôler à l’image de l’accession de l’ancien cadre supérieur de l’UBS Mark Branson au Comité directeur de la Finma. Il n’est dès lors pas surprenant que les rares mesures décidées jusqu’ici l’ont été essentiellement pour la galerie. Pour le PS, il faut au contraire introduire de strictes dispositions qui garantissent que le quasi effondrement de notre système financier ne puisse en aucun cas se reproduire.C’est sans la moindre gêne et avec arrogance que les milieux d’affaires ont actionné leur lobby afin d’enrayer toute tentative de régulation supplémentaire à l’issue d’une des pries crises de ces dernières décennies. Quitte à formuler les menaces les plus péremptoires, à l’instar du patron d’UBS Oswald Grübel qui n’a pas hésité à agiter le spectre d’une délocalisation du siège principal de la banque à l’étranger.

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