Renouvellement du Conseil fédéral: le Groupe socialiste a fait le point et pris ses premières décisions dans la perspective du 14 décembre
Lors de sa séance hebdomadaire, le Groupe socialiste des Chambres fédérales a mené, ce mardi, une discussion approfondie sur le contexte actuel, à un peu plus d’une semaine des élections au Conseil fédéral. Il a ainsi débattu des grandes lignes de sa stratégie et planché sur la procédure qu’il entendait suivre le 14 décembre. Dans cette perspective, trois questions ont été tranchées.
- Le Groupe socialiste réélira Eveline Widmer-Schlumpf. Dans la mesure où le PDC et le PBD se sont engagés à collaborer plus étroitement à l’avenir, ces deux formations peuvent effectivement prétendre à deux sièges au gouvernement du point de vue de la concordance arithmétique. Pour le PS, il est par ailleurs primordial que la composition du Conseil fédéral corresponde le plus fidèlement possible à celle du Parlement. L’UDC et le PLR ayant - à eux deux – perdu 16 sièges à l’issue des élections fédérales, il n’est pas concevable que leur poids se renforce au gouvernement. Enfin, Eveline Widmer-Schlumpf s’est révélée tout à fait à la hauteur de la tâche au Département fédéral des Finances et il n’y a pas de raison majeure de ne pas la réélire.
- En conséquence, le Groupe socialiste considère que deux variantes sont envisageables le 14 décembre: le statu quo avec deux représentants du PLR et un de l’UDC ou l’inverse: deux représentants de l’UDC et un du PLR. Enfin, si le Groupe socialiste reconnaît que l’UDC - en tant que plus grand parti - a fondamentalement droit à deux sièges, la question reste ouverte de savoir si il faut répondre à cette revendication lors de ces élections déjà ou s’il faut attendre la prochaine vacance libérale-radicale.
- Tant que l’UDC n’aura pas fait savoir, de manière crédible, qu’elle est était prête à revendiquer un siège libéral-radical, le PS n’est pas en mesure d’indiquer quelle variante il privilégiera le 14 décembre. L’UDC doit ainsi clairement prendre position d’ici les prochaines séances des Groupes, le 13 décembre. Dans le cas contraire, le Groupe socialiste juge qu’il n’est pas nécessaire d’auditionner les candidats de l’UDC. En outre, le PS ne soutiendra pas une interruption de séance lors des élections du 14 décembre. Il est tout aussi peu disposé à envisager une modification de l’ordre dans lequel il est prévu de repourvoir les sept sièges au gouvernement.
Pour le PS, il est impératif que ces élections se déroulent de manière aussi ouverte que transparente. Dans cette optique, le Groupe socialiste communiquera ses positions définitives au soir du 13 décembre prochain.







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