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Assemblée des délégué-e-s à Thoune: le PS refuse les dons des grandes banques et ne soutiendra pas le référendum contre la révision de la loi sur l'asile

Les 250 délégué-e-s socialistes réunis ce samedi à Thoune ont mené un large débat, souvent passionné, mais toujours courtois et de haute tenue pour déterminer si le PS devait soutenir le lancement d'un référendum contre la révision de la loi sur l'asile. En définitive, ils ont décidé - par 114 voix contre 92 - de suivre l'avis du Comité directeur et de renoncer à ce soutien. Autre point fort : la question du financement du parti et, en particulier des dons en provenance des entreprises privées. Si les délégué-e-s ont rejeté les subventions des grandes banques, ils ont - de justesse - donné leur aval à d'éventuels apports de personnes morales pour autant que de strictes conditions soient respectées. Notamment en matière de transparence. 

Après un débat aussi passionné que controversé, les délégué-e-s socialistes ont finalement décidé de suivre le Comité directeur du parti et de ne pas accorder leur soutien au lancement du référendum contre la révision de la loi sur l'asile. La teneur des discussions a confirmé l'importance cruciale, pour le PS, des questions liées à la migration. La quasi totalité des délégué-e-s considère que cette révision comprend des durcissements inacceptables. En revanche, une courte majorité (114 voix contre 92 et 4 abstentions) a considéré que le référendum n'aiderait pas les principales personnes concernées. En outre, elle a jugé qu'une confirmation - en votation - de ces modifications législatives aujourd'hui temporaires ne ferait que renforcer les visées jusqu'au-boutistes des partisans de durcissements supplémentaires dans le droit d'asile. Le PS se réserve par ailleurs la possibilité, à une date ultérieure, de lancer un référendum en matière d'asile, dans la mesure où la révision en cours comprend malheureusement des étapes supplémentaires.

A Thoune, les délégué-e-s ont encore décidé de fixer de stricts critères conditionnant l'acceptation de dons en provenance d'entreprises. Les subventions émanant de grandes banques sont ainsi exclues de même que les dons qui s'accompagneraient d'une quelconque condition. Le PS a également établi qu'outre les dons de personnes privées, il n'acceptera d'argent que de la part de coopératives ou de sociétés gérées par leur personnel, ce qui  correspond - peu ou prou - à la pratique actuelle. Enfin, l'argent donné par les entreprises sera alloué à un fonds séparé et consacré à des projets spécifiques, à l'image - par exemple - d'initiatives ou d'autres actions politiques bien définies, histoire de tenir compte des exigences en matière de transparence et d'indépendance évoquées à plusieurs reprises au court du débat. Indépendamment de cette perspective de dons en provenance de l'économie, le PS considère toujours qu'en Suisse les partis politiques devraient être financés par les pouvoirs publics.

S'agissant de l'organisation de primaires socialistes pour le renouvellement du Conseil fédéral, cette résolution a également donné lieu à un vif débat, marqué par plusieurs prises de positions. Au moment de voter, l'AD a suivi le Comité directeur qui proposait de renvoyer ce débat au moment où le PS se prononcera sur l'initiative relative à l'élection du Conseil fédéral par le peuple.

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