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La clause de sauvegarde ne sert que les fauteurs de trouble

Ce mercredi, le Conseil fédéral a prévu de prendre une décision sur l’activation de la clause de sauvegarde. Le PS Suisse est d’avis que cette mesure serait une erreur. Dans le meilleur des cas, la clause de sauvegarde n’aura qu’un effet placebo. Si l’immigration est aussi forte, c’est parce que les entreprises en Suisse sont dépendantes des forces de travail étrangères et qu’elles en sont donc demandeuses. Avant d’agir avec des contingents, la Suisse doit tout d’abord faire stopper cette politique d’appât des sièges sociaux d’entreprises étrangères, pratiquée à l’aide d’une sous-enchère fiscale agressive. De plus, celles-ci recrutent une large partie de leurs spécialistes à l’étranger. Pour Carlo Sommaruga, conseiller national socialiste, « Celui qui ne se projette dans l’avenir qu’avec la seule activation de la clause de sauvegarde, joue lui-même le jeu de l’initiative populaire « contre l’immigration de masse ». Par ailleurs, une activation à long terme de la clause de sauvegarde n’est pas option sérieusement envisageable. »

En lieu et place d’une politique de façade avec la clause de sauvegarde et d’un bras de fer politique avec l’UE, il est nécessaire, du point de vue du PS, de renforcer de manière efficace les mesures d’accompagnement dans le marché du travail et dans le marché immobilier, tout comme dans le domaine des infrastructures et de la formation. C’est ainsi que la libre circulation des personnes pourra profiter à tous, sans privilèges et trouvera en conséquence le nécessaire soutien de la population. Le PS exige, par exemple, l’introduction de salaires minimaux pour lutter contre le dumping salarial, l’encouragement des coopératives d’habitation, un contrôle de l’évolution des loyers et une meilleure protection contre les licenciements. De plus, il est nécessaire de lancer une offensive en matière de formation pour que la Suisse puisse, à l’avenir compter sur ses propres forces de travail tout comme, enfin, l’accélération du développement des transports publics. Finalement, la conciliation entre vie de famille et vie professionnelle doit être améliorée, en particulier par une meilleure intégration des femmes dans le monde du travail.

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