17.04.2008

Non à l’américanisation du système de santé: Le PS vous invite au cinéma le 22 avril

« En réalité, on ne se rend compte de la valeur et de l’importance d’un bon système de santé que lorsqu’il n’est plus là. C’est ce qu’illustre de manière impressionnante « Sicko », le film documentaire de Michael Moore. Chez nous, heureusement, le peuple peut encore stopper l’américanisation du système de santé en refusant le nouvel article constitutionnel sur la santé le 1er juin», déclare le conseiller national Stéphane Rossini, vice-président du PS Suisse. Pour le PS, empêcher l’instauration d’une médecine à deux vitesses en Suisse est un objectif prioritaire. Le parti mène une campagne active contre la privatisation de la santé, en coopération avec les cantons, les soignant-e-s, le corps médical, les consommateurs, les syndicats, etc. Un des éléments clé de cette campagne est la projection gratuite de « Sicko » dans 14 villes le 22 avril. Le film est une critique sans concession du système de santé américain, largement privatisé. La séance se déroulera en présence de spécialistes de la santé et de médecins (voir la liste en annexe).

Le système de santé américain repose exactement sur les éléments qui seraient introduits en Suisse au cas où le nouvel article constitutionnel sur la santé devait être accepté. Pour essayer d’éviter une défaite en votation, les partisans du nouvel article – inspirés par le Groupe mutuel, Helsana et economiesuisse – assurent maintenant que ce n’est pas du tout aussi grave que cela. Il ne faut pas prendre tellement au sérieux le texte sur lequel nous voterons, prétend la droite. Voilà qui est déjà passablement suspect. Mais si on se remémore les prises de position de la droite au Parlement et plus encore dans les commissions, les véritables objectifs des partisans de l’article constitutionnel sur la santé sont clairs :

  • Tout le pouvoir aux caisses maladie. Ce sont elles qui décideront à l’avenir chez quel médecin et dans quel hôpital les patient-e-s pourront se rendre. Elles choisiront aussi les thérapies qui pourront être appliquées. (ce que cela signifie concrètement, le film de Michael Moore le montre de façon impressionnante).
  • Introduction de la médecine à deux vitesses. Le catalogue des prestations remboursées par l’assurance de base sera réduit. Les assureurs restreindront la liberté de choix du médecin et du traitement. Pour avoir quand même le choix, il faudra conclure une assurance complémentaire. Une telle assurance est cependant hors de prix pour tous ceux qui n’ont pas la chance d’être jeunes et en bonne santé. Et dans de nombreux cas, les assurances refuseront tout simplement d’assurer la couverture complémentaire de ces personnes. Aujourd’hui déjà, les personnes souffrant de maladie chroniques ont souvent beaucoup de mal à contracter une assurance complémentaire. (ici aussi, il y a des parallèles frappants avec le film « Sicko ».
  • Les assureurs privés se verront confier d’énormes sommes d’argent public. Tout le financement sera en leurs mains. Les huit milliards de francs que les cantons dépensent aujourd’hui pour la santé seront transmis aux assureurs.
  • Prestations en baisse, prix en hausse. Les franchises et participations seront relevées. Les assureurs se retireront encore davantage du financement du secteur des soins de longue durée, reportant les coûts sur les particuliers. Ces derniers auront à assumer une charge toujours plus lourde pour des prestations toujours plus réduites.

Les journalistes sont eux aussi cordialement invités à assister à la projection de « Sicko » le 22 avril. Si vous souhaitez obtenir une place, adressez-vous au service de presse du PS Suisse. Des places sont encore disponibles pour le public à certains endroits (voir www.sp-ps.ch/html/kino/index.php).

Material
Liste des personnalités présentes le 22 avril [PDF 13 KB]

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