Le 4 mars prochain, le peuple suisse est amené à se prononcer sur la reconduction du régime financier actuellement en vigueur, mais limité dans le temps à 2020. Une acceptation perme rait de le reconduire pour 15 ans, jusqu’en 2035. Ce régime financier concerne surtout l’Impôt sur le revenu, ou impôt fédéral direct (IFD), ainsi que la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée), qui constituent à eux deux les principales sources de revenu de notre Confédération, lui permettant d’assurer ses nombreuses missions, ainsi que la pérennité du service public. Si le régime financier de la Confédération est reconduit tous les 15 ans, c’est qu’en vertu des principes de souveraineté des cantons et de subsidiarité, la Confédération n’est en principe pas légitimée à prélever de tels impôts. Mais l’éclatement du premier conflit mondial a changé la donne : l’état fédéral eût alors besoin de davantage de moyens pour pouvoir faire face à la situation. C’est pour calmer les inquiétudes des défenseurs de la souveraineté cantonale comme celles des détracteurs de la voracité financière présumée de l’État, qu’il fut décidé que ce régime ne serait que temporaire. Voilà pourquoi les cantons, comme la population, sont régulièrement appelés à prolonger ce régime financier.