La paix, ce n’est pas juste l’absence de guerre : les Femmes socialistes exigent un pacifisme féministe

Les Femmes socialistes suisses se sont réunies aujourd’hui à Berne à l’occasion de leur assemblée des membres. Au cœur de la rencontre figurait un document de positionnement sur une politique de paix féministe. Les Femmes socialistes y exigent notamment l’arrêt des récents assouplissements de la loi sur le matériel de guerre ainsi qu’une interdiction stricte de l’exportation du matériel de guerre vers des régions en conflit ou en crise.

Le fait que l’ordre international soit en pleine mutation n’est plus un scénario futur, mais une réalité. À l’échelle mondiale, les forces autoritaires sont en progression ; les droits humains, la démocratie et les principes de l’État de droit sont ouvertement attaqués et sapés. À cela s’ajoute le fait que, tout en renforçant leur arsenal militaire, les Etats démantèlent en parallèle la solidarité internationale.

Mais ce ne sont pas seulement les droits humains et le droit international qui sont de plus en plus remis en question au niveau mondial : en Suisse aussi, ces principes sont attaqués, et les moyens financiers destinés à la coopération internationale sont réduits. Pour les Femmes socialistes, une chose est toutefois claire : en ces temps troublés, la Suisse ferait bien de s’engager courageusement et résolument sur une autre voie. C’est pourquoi les quelque 120 participantes à l’assemblée du jour ont exigé une politique de paix féministe cohérente.

Celle-ci comprend, outre l’interdiction d’exporter du matériel de guerre vers des régions en conflit ou en crise, une transparence totale et inconditionnelle des transactions d’armement – les Femmes socialistes veulent la neutralité plutôt que des profits réalisés au détriment des droits humains. Le soutien au référendum contre le matériel de guerre a donc été adopté à l’unanimité lors de l’assemblée.

Les Femmes socialistes voient également un besoin urgent d’agir sur le plan de la politique intérieure. Elles s’opposent ainsi unanimement à l’extension de l’obligation de servir aux femmes. Car l’égalité ne signifie pas contraindre les femmes à intégrer des structures militaires patriarcales, mais bien les dépasser fondamentalement. « L’armée reproduit la violence patriarcale. Nous ne voulons pas faire partie de ce système », a déclaré Jessica Jaccoud, coprésidente des Femmes socialistes suisses. Les Femmes socialistes rejettent également les journées d’orientation obligatoires pour toutes et tous les jeunes de 17 ans – elles prendront position de manière claire et constructive dans le cadre de la consultation en cours. La Suisse doit au contraire investir dans l’éducation à la paix, la résolution des conflits et la communication non violente. « Les droits humains sont actuellement piétinés », a déclaré Tamara Funiciello, coprésidente des Femmes socialistes. « Nous n’y répondons pas seulement par une vision féministe, mais aussi par des revendications concrètes », a-t-elle ajouté.

Des voix féministes au Parlement

Dans la seconde partie de l’assemblée, les deux coprésidentes et conseillères nationales, Tamara Funiciello et Jessica Jaccoud, ont fait le point sur le travail parlementaire durant la législature en cours. L’un des thèmes qui les occupe depuis longtemps est la violence basée sur le genre : « Le travail accompli par le mouvement féministe ces dernières années commence à porter ses fruits sous la Coupole fédérale », a déclaré Jessica Jaccoud. Aujourd’hui, davantage de parlementaires sont conscients de l’ampleur du problème. « Mais lorsqu’il s’agit du financement, nous nous heurtons à un mur : le Parlement préfère investir dans des chars que dans la sécurité des femmes », a-t-elle poursuivi. Il est donc d’autant plus important de maintenir la pression venant de la rue.

Lors de l’assemblée des membres, Moana Mika a également été officiellement remerciée après trois années passées au sein de la direction. Les Femmes socialistes la remercient pour son engagement et se réjouissent qu’elle continue à s’investir pour les causes féministes dans son canton de résidence, les Grisons.

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