Au moyen du programme d’allégement budgétaire 2027, le Conseil fédéral entend empêcher la formation de déficits importants, garantir le respect des exigences du frein à l’endettement et rétablir l’équilibre des finances fédérales à moyen terme.
Source : réponse du PS60+ du 30 mai 2025 à la consultation sur le programme d’allègements budgétaire 27
Le programme d’allègements budgétaire présenté est inutile, antisocial et néfaste pour l’avenir. Le PS60+ demande donc que ce paquet de mesures soit abandonné et qu’une stratégie financière soit élaborée dans l’intérêt d’une société où tous les groupes de population puissent vivre dignement.
Inutile. En comparaison internationale, la Suisse affiche l’un des taux d’endettement et l’une des quotes-parts de l’État les plus bas. Le Conseil fédéral présente généralement un budget pessimiste, qui est ensuite régulièrement contredit par des comptes largement équilibrés ou positifs. Dans le même temps, le frein à l’endettement, fondamentalement inadapté, est appliqué de manière inutilement rigide.Les principaux problèmes de la politique financière suisse ne sont donc pas les dettes et les déficits, mais les excédents et une réduction excessive de la dette publique au détriment des ménages privés et des assurances sociales, ainsi que la négligence de domaines d’investissement importants pour la société. Le plan d’austérité dramatiquement gonflé est donc inutile.
Antisocial. Le plan de relance présenté n’est rien d’autre qu’une lutte des classes menée par les classes supérieures. Les économies doivent être réalisées principalement au détriment des petits et moyens revenus :Moins d’argent pour les crèches, un système de santé toujours défaillant avec des primes d’assurance maladie antisociales et une tendance à une médecine à deux vitesses, des loyers excessifs basés sur le principe de la maximisation des profits, et maintenant, l’accès à l’enseignement supérieur, déjà difficile pour les jeunes issus de familles modestes, va encore devenir plus coûteux. Alors que les riches et les grandes entreprises continuent d’être favorisés, ce sont les retraités, les victimes de violences et les populations du Sud qui doivent en payer le prix. Dans le même temps, des milliards sont gaspillés dans l’armée. C’est inacceptable.
Nuisible pour l’avenir. Des mesures d’économie sont prévues dans des domaines qui revêtent une importance capitale pour l’avenir de notre pays. C’est le cas notamment dans les domaines de la formation, de la recherche, de l’innovation, du climat, de l’environnement, des transports, de la promotion de la presse, etc. En réduisant ses dépenses dans des domaines clés, l’État ne fait pas que répercuter les coûts sur les personnes concernées, il lègue également aux générations futures une société déficitaire à bien des égards.À notre avis, cela est irresponsable.
Une société où il fait bon vivre. Le PS60+ réclame un revirement radical de la politique financière et l’élaboration d’une stratégie financière qui réponde aux besoins et à la qualité de vie de la population. Ainsi, les lacunes de la transition énergétique doivent être comblées par un programme d’investissements publics substantiel; remédier à la pénurie criante de personnel dans le secteur de la santé et des soins en lançant une offensive en matière de formation et de salaires ; mettre en place un financement solidaire de l’assurance maladie, dont le financement actuel est totalement antisocial ; rattraper le retard flagrant en matière de numérisation, bien au-delà de l’administration publique ; promouvoir résolument la formation, la recherche et l’innovation ; adapter les infrastructures de transport aux besoins futurs et aux exigences de la politique environnementale, etc.
Les moyens financiers supplémentaires éventuellement nécessaires doivent être obtenus par le biais des revenus du capital, des bénéfices des entreprises, de la poursuite de l’imposition progressive des revenus élevés et d’un impôt substantiel sur les successions. Il convient en outre de renoncer à l’imposition individuelle, qui ne privilégie que les personnes aisées et entraînerait des pertes de recettes considérables sans permettre d’atteindre les objectifs fixés en matière d’emploi des femmes.
