Le Conseil national a rejeté l’initiative pour la démocratie et tout contre-projet de naturalisation facilitée pour la seconde génération. Le PS Suisse critique vivement cette décision rétrograde, qui maintient dans l’arbitraire plus de 1,2 million de personnes qui vivent, travaillent et paient des impôts en Suisse. Le PS Suisse continuera de s’engager pour un droit de cité moderne, qui renforce notre démocratie.
« Aujourd’hui, la naturalisation en Suisse est trop aléatoire. Les règles varient d’un canton à l’autre, les frais sont inégaux, les procédures souvent opaques », déclare le conseiller national socialiste Jean Tschopp (VD). « Des personnes nées ici, qui y ont fait toute leur scolarité et qui n’ont jamais connu d’autre pays que la Suisse, se voient refuser la nationalité pour des raisons floues. Cette situation est inacceptable dans un État de droit. »
L’initiative pour la démocratie demande des conditions objectives et mesurables en matière de naturalisation : un séjour légal de cinq ans en Suisse, des connaissances de base dans une langue nationale, aucune condamnation à une peine privative de liberté de longue durée, et l’absence de menace pour la sécurité intérieure ou extérieure. Des critères clairs, comparables à ce qui se pratique dans la grande majorité des pays européens et qui favorisent l’intégration.
« Renforcer l’adhésion à nos valeurs démocratiques n’est jamais un recul. C’est un moyen de renforcer la Suisse », poursuit Jean Tschopp. « Il est incompréhensible que ce Parlement aille jusqu’à combattre toute naturalisation facilitée de la seconde génération de personnes qui ont toujours vécu en Suisse. Nous continuerons à nous engager en faveur d’un droit de cité moderne. »



