Qui aurait pu imaginer, 70 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, que le premier parti de Suisse lancerait une initiative attaquant frontalement les droits humains ? L’UDC prétend renforcer la souveraineté suisse, mais en réalité, elle fragilise et met en danger notre liberté et notre sécurité. Dans le monde proposé par l’UDC, les individus, les minorités et les petits Etats, comme la Suisse, se retrouveront sans défense pour leurs droits inaliénables, face à l’arbitraire des puissants.

L’initiative prévoit que le droit suisse prime sur le droit international. Cette approche ne promeut en rien les droits humains, a contrario, elle remet fondamentalement en cause la fiabilité des accords internationaux : les initiants ignorent sciemment le fait que les accords internationaux contraignants ne peuvent être modifiés par une simple décision nationale. Au final, l’initiative ne prévoit rien d’autre que la possibilité de rompre des accords internationaux sur une simple décision confédérale. Elle met ainsi en danger notre Etat de droit, la stabilité et la sécurité juridique, tant en Suisse qu’à l’étranger. Comme « petit » pays, la Suisse dépend du respect, par toutes les parties, des accords internationaux.

Pour le PLR, PS, PDC, Verts, PVL, PBD et PEV les choses sont claires : les droits de l’homme sont non résiliables, indispensables et indissociable de la tradition humanitaire de la Suisse. Un affaiblissement ou une résiliation de ces accords n’entre pas en ligne de compte. L’initiative UDC contre les droits humains doit être rejetée de manière sèche.

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