Le pouvoir des caisses maladie et des cliniques privées fait grimper les coûts

En Suisse, les primes d’assurance-maladie sont de plus en plus élevées, et pèsent toujours plus sur la population. Avec l’introduction du financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires (EFAS), la droite veut faire adopter un programme de subventions pour les assurances complémentaires et les cliniques privées. Grâce à l’EFAS, ces derniers pourront soutirer encore plus d’argent à la population avec de nouveaux modèles d’entreprise. Le PS dit non aux dictats des caisses et à l’augmentation des primes. La majorité du Groupe ne soutiendra donc pas cette stratégie de privatisation.

Les luxueuses cliniques privées recevraient davantage d’argent de l’assurance de base. « Les hôpitaux privés vont ainsi élargir leurs prestations et réaliser de nouveaux investissements sur un marché potentiel », Valérie Piller Carrard, conseillère nationale (FR). « Cela entraînera inéluctablement plus de traitements, des coûts plus élevés, et une augmentation des primes. Par ailleurs, l’EFAS prive les cantons de compétences en matière de contrôle de la réduction des coûts. La distribution des fonds publics doit nécessairement être soumise à un contrôle démocratique. »

Le lobby des assureurs maladie veut introduire l’EFAS au détriment de la population. « L’EFAS renforcera massivement le pouvoir des caisses maladie, affaiblissant ainsi le principe, qui paie commande », ajoute encore Valérie Piller Carrard. « Ensuite, les assureurs maladie attaqueront le libre choix des médecins pour mandater uniquement les médecins qu’ils soutiennent. Les caisses maladie peuvent compter sur le soutien des partis de droite. » Rien qu’au sein de la Commission de la santé du Conseil national, la moitié des membres est affiliée à des caisses et à des hôpitaux.

Alors que la population a toujours moins d’argent à la fin du mois, les assureurs maladie versent aux grands patrons des salaires toujours plus hauts. « Les salaires allant jusqu’à 800’000 francs par an pour les CEO des caisses représentent une gifle pour les assurés », déclare encore l’élue fribourgeoise. « Il faut mettre un terme à cette mentalité de libre-service sur le dos des contribuables et des personnes assurées. » 

Interlocuteur-trices sur ce thème

Clément Borgeaud

Clément Borgeaud

Porte-parole & campagnes Suisse latine

Colin Vollmer

Colin Vollmer

Porte-parole & campagnes Suisse latine

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