À l’instar du Conseil national en septembre dernier, le Conseil des États a rejeté ce lundi l’initiative extrême de l’UDC pour le chaos. Cette initiative conduirait à la résiliation des accords bilatéraux avec l’UE et donc au repli de la Suisse sur elle-même. Cela mettra en danger des emplois dans tous les secteurs de l’économie. Des licenciements massifs et une perte considérable de prospérité nous menacent. Les 1,5 million de citoyen-nes de l’UE qui vivent ici devront s’attendre à tout moment à voir leurs enfants et leurs conjoint-es expulsé-es du pays.
Si la Suisse continue de croître à seulement 4 % et atteint le seuil des 9,5 millions d’habitants, l’initiative exigera de facto la fin de la libre circulation des personnes. À cause de la clause « guillotine », d’autres accords dans les domaines des transports, de l’agriculture ou de la recherche seraient également en danger. « L’initiative pour le chaos mettrait en danger des emplois dans tous les secteurs de l’économie. Des licenciements massifs seraient à attendre », déclare le conseiller aux États et vice-président du PS Suisse Baptiste Hurni. Le texte compliquerait en outre l’accès au marché unique européen pour les entreprises exportatrices.
L’initiative pour le chaos de l’UDC vise à expulser les enfants et les conjoint-es de 1,5 million de citoyen-nes de l’UE qui œuvrent aujourd’hui pour notre prospérité commune. Ces personnes méritent le respect et non l’hostilité. « 1,5 million de personnes qui vivent et travaillent en Suisse auront désormais une épée de Damoclès au-dessus de leur tête. À tout moment, elles devront s’attendre à la fin de la libre circulation des personnes, à l’introduction de contingents ou à l’expulsion de leur conjoint-e et de leurs enfants », poursuit Baptiste Hurni.
En outre, l’initiative de l’UDC pour le chaos aggravera encore considérablement la situation dans le secteur des soins, déjà sous pression, en privant les patient-es des hôpitaux et des maisons de retraite de personnel soignant.


