Le référendum contre l’abolition de l’impôt anticipé est déposé

Communiqué de presse interpartis du 5 avril 2022

Un comité interpartis composé du PS, des syndicats et des VERT-E-S a déposé aujourd'hui à la Chancellerie fédérale près de 60 000 signatures valides pour le référendum contre l’abolition de l'impôt anticipé sur les intérêts des obligations suisses. L'impôt anticipé existe pour éviter que les gestionnaires de fortune douteux, les gros investisseurs et les oligarques ne trichent avec le fisc. Le supprimer, comme l'a décidé la droite au Parlement sur ordre du lobby des banques et des grandes entreprises, c'est donner un laissez-passer à la criminalité fiscale des personnes fortunées de Suisse et de l'étranger, aux frais de la collectivité.

« Ce projet fait partie d’un grand plan de la droite, visant à réduire toujours plus les impôts des grandes entreprises et des personnes fortunées au détriment de la collectivité », a déclaré le conseiller national et co-président du PS Suisse Cédric Wermuth (AG). « L’abolition de l’impôt anticipé s’inscrit dans une longue série de projets fiscaux qui favorisent unilatéralement le capital. Au final, seuls les salaires, les rentes et la consommation devraient être imposés. »
 
Cette promotion de la criminalité fiscale décidée par la droite est une gifle pour tou-tes les contribuables honnêtes qui doivent payer des impôts sur chaque franc de leur revenu et de leur compte d’épargne et qui, finalement, devront payer le manque à gagner fiscal. « Les honnêtes gens sont les plus touchés. Leur petite fortune mise de côté sur les comptes d’épargne continuerait d’être soumise à l’impôt anticipé, tandis que les gros investisseurs s’en sortiraient sans payer d’impôt », a expliqué la conseillère nationale socialiste Prisca Birrer-Heimo (LU). « Cette mentalité de self-service des plus privilégié-es doit être stoppée. »
 
Pour la Confédération, le projet entraînerait des pertes importantes. « Le projet est une bombe à retardement pour la politique financière. Outre un milliard de francs perdus directement, le Département des finances s’attend à des pertes fiscales annuelles de près de 200 millions de francs dans le contexte actuel de taux d’intérêt bas », déclare le conseiller national et vice-président du PS Suisse Samuel Bendahan. « Mais il s’agira probablement d’un chiffre bien plus important dès que le niveau des taux d’intérêt remontera. De plus, le calcul ne tient pas compte d’une criminalité fiscale croissante. »
 
Alors que les criminels fiscaux et les gros investisseurs sont soulagés, les travailleuses et les travailleurs sont de plus en plus mis-es sous pression en raison de la hausse des primes d’assurance-maladie et des loyers. « La droite ne cesse de creuser ces inégalités », a déclaré le conseiller national socialiste et président de l’USS Pierre-Yves Maillard (VD). « Les salarié-es, qui doivent continuer à payer l’impôt anticipé sur leur compte d’épargne, vont subir directement le manque de ressources des pouvoirs publics dû à d’énormes pertes fiscales. »
 
La Suisse sera confrontée à de grands défis financiers dans les années à venir – même l’Administration fédérale des finances reconnaît dans ses prévisions les risques liés à la prévoyance vieillesse, au changement climatique ou à la perte de la biodiversité. « La raison pour laquelle la majorité de droite veut, dans ce contexte, distribuer des privilèges fiscaux à celles et ceux qui en ont le moins besoin reste un mystère », a complété le conseiller national Les VERT-E-S Gerhard Andrey (FR). « Elle empêche ainsi des investissements importants pour l’avenir et brade la place économique suisse. »

Pourquoi l’impôt anticipé existe-t-il ? 
L’impôt anticipé est un « impôt de garantie » qui doit empêcher la criminalité fiscale. Il garantit que les revenus de l’épargne et de la fortune sont correctement mentionnés dans la déclaration d’impôt. Cela fonctionne de la manière suivante : dans un premier temps, 35 % d’impôt anticipé sont déduits des revenus de l’épargne. Les personnes qui déclarent correctement leur fortune et les intérêts qui en découlent dans leur déclaration d’impôt se voient rembourser l’impôt anticipé dans un deuxième temps.


Fiche d’informations sur l’impôt anticipé

Interlocuteur-trices sur ce thème

Clément Borgeaud

Clément Borgeaud

Porte-parole & campagnes Suisse latine

Colin Vollmer

Colin Vollmer

Porte-parole & campagnes Suisse latine

Partager l'article :

Facebook
Twitter
LinkedIn
Animation laden...Animation laden...Animation laden...

Newsfeed

Questions sur l'adhésion

Tu as des questions concernant l'adhésion ou le formulaire d'adhésion ? Nous sommes à ta disposition pour t'aider.

Principales questions relatives à l’adhésion

Tu trouveras ci-après nos réponses aux fréquentes questions relatives à une adhésion.
Si tu n’y trouveras pas les renseignements souhaités, n’hésite pas à prendre contact. Nous nous réjouissons de ta prise de contact.

Le plus simple est de remplir dès maintenant le formulaire d’adhésion sur internet (à gauche).

Bien sûr ! Il n’est absolument pas nécessaire de posséder le passeport suisse pour pouvoir adhérer au parti.

Au PS, nous sommes d’avis que quiconque vit en Suisse, doit pouvoir donner son avis sur la politique suisse. S’il n’est pas encore possible de participer aux élections et/ou votations sans la nationalité suisse, tu peux, par contre, participer à l’élaboration de la politique défendue par le PS !

Il y a plusieurs niveaux et possibilités de s’engager au PS. Si tu veux être actif-ve au niveau local, l’engagement auprès de la section de ta commune de domicile ou de ton quartier est recommandé.

C’est aussi le lieu le plus adapté concernant ton engagement pour une fonction publique ou un service au sein de l’administration (Conseil communal, commissions scolaires, services sociaux etc.)

Tu peux également faire valoir ton savoir et savoir-faire en exerçant une fonction interne au parti. Le PS est heureux de pouvoir accueillir des personnes désireuses de s’engager dans l’organisation du parti et ce, à tous les niveaux (communes, districts, canton, commissions thématiques).

Le point de départ d’une candidature sera toujours ta section locale. Il suffit de manifester ton intérêt auprès des responsables de ta section. C’est la section qui nomme les candidat-es du PS aux fonctions publiques.
Ta section locale est également partie prenante, de façon souvent décisive, dans le processus de nomination interne au parti concernant les candidatures au gouvernement cantonal par exemple, ou au Grand Conseil.

Aucune, excepté ta cotisation. Il est souhaitable de partager nos valeurs et nos convictions. Ceci ne t’ oblige pas à partager l’intégralité des positions du PS.

Les membres JS ont la possibilité d’adhérer gratuitement au PS jusqu’à l’âge de 26 ans. Une demande correspondante peut être envoyée par courriel à [email protected].

Important à savoir

Ce que tu peux attendre du PS.

Tu es au plus proche de la vie politique : nous t’envoyons nos newsletters ainsi que notre magazine des membres « socialistes » six fois par an. Tu peux ainsi entrer en contact avec des personnes qui partagent tes idées.

Tu peux profiter des connaissances et compétences d’autrui et faire valoir et partager les tiennes, à différents niveaux au sein du parti. Ensemble, nous pouvons créer un avenir meilleur !

Pas de démocratie sans formation. Nous te proposons des webinaires et des séminaires passionnants sur des questions d’actualité et des sujets politiques brûlants.

La défense de nos valeurs nécessite des moyens financiers. Le PS, pour ses actions et son travail politique, compte surtout sur l’engagement de ses membres.
Les cotisations des membres sont fixées, différemment, par les partis cantonaux et les sections locales et dépendent de ton revenu imposable. Nous suivons nos propres exigences politiques : celle ou celui qui gagne peu, paie peu, et celle ou celui qui gagne beaucoup, participe davantage aux coûts du parti et sa politique.

En règle générale, les cotisations annuelles sont de l’ordre de 80 CHF pour les personnes à faible revenu et progressent à quelques centaines de francs pour les personnes à haut revenu.

Ces cotisations sont perçues annuellement.