Pour en finir avec la réduction de dette improductive

Le Département fédéral des finances s’est à nouveau trompé dans ses calculs. Selon la projection publiée aujourd’hui, le budget 2017 de la Confédération devrait se clôturer avec plus d’un milliard supplémentaire aux pronostics. Le PS exige en conséquence que les coupes prévues dans le budget 2018 au niveau du personnel, de la formation et de la coopération au développement soient écartées. Les excédents doivent être utilisés pour le financement de l’AVS au lieu d’être dispersés de manière improductive dans la réduction de la dette.

Au cours des 10 dernières années, la Confédération a accumulé des excédents pour plus de 25 milliards de francs. Durant les 3 dernières années seulement, plus de 6.5 milliards de francs de recette fiscale ont été dispersés de manière improductive dans la réduction de la dette ou sur des comptes de régulation. L’exercice 2017 devrait également dégager un bénéfice de plus d’un milliard de francs.

Ces mauvais calculs sont érigés en système, explique le conseiller national Samuel Bendahan (VD) : « en mentionnant un prétendu déficit, les partis bourgeois justifient leur politique de démantèlement et maintiennent, par pure idéologie, des coupes dans les prestations. Ils attaquent ainsi les dépenses liées aux PC et à l’AVS malgré une absence totale de légitimation, au regard des excédents structurels. » Il faut en finir avec cette politique de démantèlement sans queue ni tête. Les dettes publiques de la Suisse sont depuis toujours parmi les plus basses d’Europe. Vouloir continuer ainsi est un gaspillage n’ayant aucun sens et totalement improductif des recettes fiscales.

Le PS exige que les coupes prévues pour 2018 au niveau du personnel, de la formation et de la coopération au développement soient retirées. « Le budget 2018 doit être retravaillé, puisque la situation a évolué, notamment suite au non à la réforme des retraites », continue Samuel Bendahan. « L’affectation des excédents doit ainsi être ajustée. La Confédération accumule des milliards, alors même que notre plus importante œuvre sociale, l’AVS, a besoin d’argent. Une réforme du frein à l’endettement, paralysée actuellement, est plus que jamais nécessaire. » 

Interlocuteur-trices sur ce thème

Clément Borgeaud

Clément Borgeaud

Porte-parole adjoint & campagnes Suisse latine

Colin Vollmer

Colin Vollmer

Porte-parole adjoint & campagnes Suisse latine

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