Primes d’assurance-maladie : le seuil de la douleur est atteint depuis longtemps

Conférence de presse en ligne du PS Suisse du 22 septembre 2020

Au cours des 20 dernières années, les primes d’assurance-maladie ont explosé par rapport aux salaires et aux retraites. Le seuil de la douleur est atteint depuis longtemps pour de nombreux/euses assuré-e-s, et pas seulement depuis la crise du coronavirus. Dans ce contexte, le niveau des primes atteint aujourd’hui suite à l’annonce d’augmentation pour 2021 est intenable. Les propositions de l’initiative d’allègement des primes sont plus que jamais d’actualité.

« Des centaines de milliers de personnes ont été durement touchées par la crise du coronavirus, indépendamment de leur volonté. Dans cette situation, il est quasiment impossible pour beaucoup de gens de devoir faire face à des primes encore plus élevées », déclare le conseiller national socialiste Pierre-Yves Maillard (VD). « Il y a un grand danger que le pouvoir d’achat diminue et que les coûts de la crise soient répercutés sur les personnes qui sont déjà le plus touchées par celle-ci. Cette augmentation des primes ne fera qu’aggraver ce déséquilibre. Les réserves excessives des caisses maladie devraient plutôt être utilisées pour éviter les augmentations de primes. »

L’initiative d’allègement des primes demande qu’aucun ménage ne paie plus de dix pour cent de son revenu disponible pour les primes d’assurance-maladie. Elle crée également une égalité en matière de réduction de primes (RIP), car avec elle, le droit aux RIP devrait s’appliquer de manière égale dans tous les cantons. « Il serait temps de donner de l’espoir aux assuré-e-s disposant de faibles et moyens revenus », souligne Marina Carobbio, conseillère aux États socialiste (TI).

Les cantons font des économies sur les réductions de primes. C’est pourquoi la péréquation sociale se fait de moins en moins. « L’assurance de base est principalement financée par des primes par tête. C’est pourquoi tout le monde doit payer le même montant. Cela impose une charge supérieure à la moyenne aux personnes qui ont peu d’argent », conclue Pierre-Yves Maillard. « Le PS contre ici ce mécanisme et demande un financement plus équitable. » 

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