Le PS Suisse salue l'approche de la Conseillère fédérale Viola Amherd, qui a demandé des rapports supplémentaires sur l'acquisition de nouveaux avions de combat, ainsi que la proposition de séparer les décisions sur les avions et sur la défense sol-air (DSA). La poursuite de la stratégie inadaptée d’acquisition, dans la précipitation, d’avions de combat high-tech hors de prix, est en revanche très décevante pour le PS Suisse. La police de l'air n'a pas besoin d'avions ultra-performants, qui sont extrêmement coûteux, bruyants et émettent beaucoup de CO2.

Ce service peut être assuré beaucoup plus efficacement avec des avions de combat simples, mais légers et résistants, parce qu’ils sont plus disponibles et que leur maintenance est considérablement réduite. « Cela permettrait de ménager les FA-18 actuels et de prolonger significativement leur durée de vie », déclare Brigitte Crottaz, conseillère nationale (VD). « Il est indispensable que le type d’avion à acquérir soit connu en vue du référendum prévu ». Le PS est également déçu par l'évaluation insuffisante du financement. « Si des milliards sont investis pour un nombre restreint d'avions de luxe dont les capacités ne sont exploitées que partiellement, alors cet argent manquera pour d'autres domaines de la sécurité beaucoup plus urgents », déclare Carlo Sommaruga, conseiller national (GE).

Le PS note au moins avec satisfaction que la discussion progresse quant aux affaires compensatoires. « Renoncer à la défiscalisation des affaires compensatoires indirectes prévue initialement est une bonne chose», déclare Brigitte Crottaz. Le PS a toujours estimé qu’il fallait renoncer aux affaires compensatoires. « Cela rend l'acquisition de matériel de défense beaucoup plus onéreuse, sans aucun avantage supplémentaire. Il s'agit d'une forme de politique industrielle beaucoup trop coûteuse et largement inadaptée. » 

02. mai 2019