Une réforme fiscale anti-sociale serait insoutenable !

Le Conseil fédéral a présenté aujourd’hui la nouvelle mouture de la 3e réforme de l’imposition des entreprises (RIE III), baptisée « Projet fiscal 17 ». Comme de coutume, celle-ci prévoit des baisses d’impôts massives pour les grandes entreprises, assorties d’un contre-financement largement insuffisant, ainsi que des compensations fort maigres… Elle n’est de la sorte pas sensiblement meilleure que la défunte RIE III, rejetée par la grande majorité du peuple il y a un peu plus d’une année. Parallèlement à cela, le Conseil fédéral planifie des réductions d’impôts en faveur des couples aisés dont les deux membres touchent un salaire. Ces deux projets de réformes servent les intérêts exclusifs de la catégorie sociale la plus riche et mèneraient à des pertes de revenus pouvant atteindre plusieurs milliards de francs. Le PS Suisse rejette fermement ce funeste cumul d’allègements fiscaux au seul bénéfice des plus favorisés de notre société.

Le PS a déjà pris sans ambiguïté position concernant le « projet fiscal 17 » : il exige désormais qu’un contre-financement équilibré compense les énormes pertes fiscales, au travers d’une imposition des dividendes plus élevée, des compensations sociales adéquates sous la forme d’une adaptation à la hausse des allocations familiales jusqu’à 50.- supplémentaires au minimum, ainsi qu’une correction des erreurs de la RIE II (principe de l’apport en capital), qui ont conduit à des gains ainsi qu’à une distribution exemptée d’impôt pour les actionnaires, se chiffrant en milliards. La conseillère nationale (VD) Ada Marra en est convaincue : « aussi longtemps que la classe moyenne devra payer l’addition à la place des grosses multinationales, la population ne se rangera pas derrière cette réforme. L’échec cinglant essuyé par la RIE III, il y a un peu plus d’une année, l’a amplement démontré », estime-t-elle. « Jamais le PS ne tolérera un transfert inéquitable de la charge fiscale, complaisante envers l’économie mais au détriment des particuliers ».

La palme de la bizarrerie revient, sans conteste, à l’articulation indirecte qui est faite entre ce « projet fiscal 17 » et les remises d’impôts en faveur des riches couples cumulant deux salaires que le Conseil fédéral envisage. Cette réforme de l’imposition des couples aurait pour conséquence des pertes de recettes pour la Confédération pouvant atteindre plus d’un milliard de francs, ce qui créerait de nouvelles inégalités. Le Conseil fédéral propose ce colossal cadeau fiscal offert aux plus nantis, alors que, dans le même temps, les prestations complémentaires, qui permettent aux plus démunis de notre société de survivre, se voient amputées à hauteur de plus de 700 millions ! « L’intention du Conseil fédéral de présenter la réforme de l’imposition des couples comme s’il s’agissait d’une contrepartie au “projet fiscal 17” est absurde : les deux réformes servent les intérêts des plus privilégiés uniquement — on ne peut décemment pas parler d’une contrepartie ici », insiste encore Ada Marra.

Interlocuteur-trices sur ce thème

Clément Borgeaud

Clément Borgeaud

Porte-parole & campagnes Suisse latine

Colin Vollmer

Colin Vollmer

Porte-parole & campagnes Suisse latine

Partager l'article :

Facebook
Twitter
LinkedIn
Animation laden...Animation laden...Animation laden...

Newsfeed

Tu as des questions concernant l'adhésion ou le formulaire d'adhésion ? Nous sommes à ta disposition pour t'aider.

Questions fréquentes

Le plus simple est de remplir en ligne le formulaire d’adhésion ci-contre.

Tu décides toi-même de l’engagement qui te convient le mieux.

  • Si tu as peu de temps, il n’y a absolument rien de mal à ce que ton engagement se limite au paiement de ta cotisation. Ceci nous aide aussi à construire une Suisse et un monde meilleurs.
  • La section à laquelle tu es affilié-e te demandera parfois, si tu as le temps, d’être présent-e sur stand, de récolter des signatures ou de participer à une action téléphonique. C’est toujours un plaisir lorsque nos membres s’engagent et s’impliquent – mais c’est bien sûr entièrement volontaire.
  • La plupart des sections organisent régulièrement des assemblées générales pour discuter de thèmes et d’activités politiques actuels. La participation à ces réunions est bien sûr également totalement volontaire. Mais c’est toujours une occasion d’y rencontrer de nouvelles personnes.
  • Si un thème te touche particulièrement, tu peux t’engager dans une commission thématique du PS Suisse ou de ton parti cantonal, ou encore dans l’une des sous-organisations telles que les Femmes socialistes, le PS Migrant-es, le PS 60+ ou le PS queer.
  • Il y a aussi souvent la possibilité d’assumer une fonction interne au parti, par exemple au sein du comité de ta section.
  • Si tu le souhaites discuter d’une candidature à une fonction publique, par exemple à la commission scolaire de ta commune, tu peux prendre contact avec ta section.

Afin de réaliser ses actions et son travail politique, le PS compte surtout sur l’engagement de ses membres. Mais la défense de nos valeurs nécessite aussi des moyens financiers.
Les cotisations des membres sont fixées, différemment, par les partis cantonaux et les sections locales et dépendent de ton revenu imposable. Nous suivons nos propres exigences politiques : celle ou celui qui gagne peu, paie peu, et celle ou celui qui gagne beaucoup, participe davantage aux coûts du parti et de sa politique.
En règle générale, les cotisations annuelles sont de l’ordre de 80 CHF pour les personnes à faible revenu et progressent à quelques centaines de francs pour les personnes à haut revenu.
Ces cotisations sont perçues annuellement.

Bien sûr ! Il n’est absolument pas nécessaire de posséder le passeport suisse pour pouvoir adhérer au PS.
Toute personne vivant en Suisse doit pouvoir participer aux débats politiques.

Tu as différentes possibilités de t’engager. Si tu veux être actif-ve au niveau local, adresse-toi à la section de ta commune de domicile.
C’est aussi le lieu le plus adapté pour t’engager dans une fonction publique ou un service au sein de l’administration (Conseil communal, Commission scolaire, Commission sociale…)
Tu peux également faire valoir ton savoir et ton savoir-faire en exerçant une fonction interne au parti. Le PS recherche toujours des personnes désirant s’engager dans l’organisation du parti (communes, districts, canton, commissions thématiques).

Il suffit de manifester ton intérêt aux responsables de ta section. C’est la section qui désigne les candidat-es du PS pour des fonctions publiques.
Ta section locale est souvent aussi le point de départ du processus de nomination interne au parti pour les candidatures au gouvernement cantonal (par exemple au Grand Conseil).

Aucune, excepté ta cotisation. Le partage de nos valeurs et de nos convictions est tout de même une condition préalable. Cela ne signifie pas pour autant de partager l’intégralité des positions du PS.

Les membres de la Jeunesse socialiste ont la possibilité d’adhérer gratuitement au PS jusqu’à l’âge de 26 ans. Une demande correspondante peut être envoyée par courriel à [email protected].

Les statuts du PS Suisse interdisent l’adhésion simultanée à plusieurs partis suisses.
Les doubles nationaux peuvent être membres du PS Suisse et d’un parti frère étranger, par exemple du SPD allemand ou du Partito Democratico italien. L’adhésion au PS Suisse est gratuite pour les membres de partis frères, pour autant qu’ils puissent prouver qu’ils versent une cotisation à un parti socialiste dans leur pays d’origine.

Oui, même à l’étranger, tu peux t’impliquer dans la politique en tant que membre du PS Suisse. Si tu es domicilié à l’étranger, tu deviens automatiquement membre du PS International.

Ce que t’offre le PS

Ce que tu peux attendre du PS.

Tu es proche de la politique : nous t’envoyons nos invitations, nos newsletters ainsi que notre magazine « Socialistes ». Tu peux réseauter avec des personnes partageant les mêmes idées que toi.

Tu peux apprendre des autres et apporter tes propres connaissances et compétences à différents niveaux au sein du parti.
Ensemble, créons un avenir meilleur !

Pas de démocratie sans formation. Nous te proposons des webinaires et des séminaires et nous t’offrons la possibilité d’acquérir des connaissances générales et d’échanger sur des thèmes politiques actuels.