À partir de demain, le Conseil national débattra, lors d’une session spéciale, de la loi fédérale sur les conditions de travail dans les soins infirmiers. La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N), chargée de l’examen préalable, a vidé de sa substance, sur des points essentiels, le projet déjà minimaliste du Conseil fédéral. Le PS exige des corrections lors du plénum et soutient l’action des soignant-es, qui remettent aujourd’hui à Berne un appel accompagné de près de 190 000 signatures.
« La population a clairement dit oui à de meilleures conditions de travail dans le secteur des soins — la commission en a fait une loi qui bafoue clairement ce mandat », déclare la conseillère nationale et vice-présidente du PS Suisse Valérie Piller Carrard (FR). La majorité de droite de la CSSS-N a supprimé la réduction de la durée maximale du travail, a détérioré les indemnités pour les heures supplémentaires ainsi que pour le travail le dimanche et les jours fériés, et a purement et simplement supprimé les instruments d’application, tels que le droit d’action des associations. « Il faut maintenant des corrections en plénière — concernant les horaires de travail, les effectifs et le financement. »
Le personnel soignant travaille à la limite : trop peu de personnel, des gardes trop longues, trop peu de repos, de lourdes responsabilités. « Dans ces conditions, le risque de problèmes de santé et de burn-out chez le personnel augmente considérablement. Des études montrent que les pénuries de personnel augmentent le taux de complications et de mortalité chez les patient-es », déclare la conseillère nationale socialiste Brigitte Crottaz (VD). « Cette évolution n’est ni acceptable ni durable. Celles et ceux qui refusent de prendre des mesures d’allègement et suppriment les instruments de contrôle se prononcent sciemment contre les personnes qui s’engagent jour et nuit pour nos soins. »
Le PS Suisse soutient le personnel soignant, qui accueillera aujourd’hui à 12h45 les parlementaires devant le Palais fédéral. Son message est clair : l’initiative sur les soins infirmiers qui, il y a cinq ans, a fait naître l’espoir de meilleures conditions de travail dans le secteur des soins doit enfin être mise en œuvre conformément à la volonté populaire !




