Pour la première fois, la Suisse se dote d’une solution nationale pour le financement de l’accueil des enfants. Aucun référendum n’ayant été lancé contre la nouvelle loi sur les crèches et le délai étant expiré, le contre-projet à l’initiative sur les crèches peut entrer en vigueur. C’est un grand succès pour le PS Suisse et pour des milliers de familles qui pourront enfin compter sur un allègement sensible de leurs charges.
« Pour la première fois, nous disposons d’une loi fédérale sur le financement des crèches. C’est une avancée historique pour la politique sociale », déclare la conseillère aux États socialiste Mathilde Crevoisier Crelier (JU). « Certes, nous aurions voulu aller plus loin avec notre initiative. Mais cette loi constitue un premier pas important vers des structures d’accueil extrafamilial abordables et renforce le pouvoir d’achat des familles. » Au cœur de la loi figure une nouvelle allocation de garde pour les parents d’enfants jusqu’à 8 ans : elle s’élève à au moins 100 francs par mois lorsqu’un enfant est pris en charge en structure un jour par semaine, et augmente de 50 francs pour chaque demi-journée de garde supplémentaire.
Pour le PS, il s’agit d’une victoire d’étape importante sur la voie d’une plus grande égalité et de la lutte contre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. « Des places d’accueil abordables jouent un rôle déterminant pour permettre aux parents — et, comme toujours, en premier lieu aux femmes — de poursuivre leur activité professionnelle », déclare la conseillère nationale socialiste Estelle Revaz (GE). Le PS attend désormais du Conseil fédéral qu’il élabore rapidement les dispositions d’application nécessaires afin que les familles puissent bénéficier de cet allègement le plus tôt possible. Le PS continuera par ailleurs à s’engager en faveur d’une offre de garde abordable et de qualité pour toutes et tous.




