La Commission des institutions politiques du Conseil national (CIP-N) a discuté d’un projet du conseiller fédéral Beat Jans visant à améliorer l’accès au marché du travail des bénéficiaires du statut S et des ressortissant-es d’États tiers formé-es en Suisse. Le PS Suisse salue les mesures proposées, qui constituent une avancée décisive vers l’égalité de traitement des personnes bénéficiant du statut S par rapport aux personnes admises à titre provisoire, et contribuent à pallier la pénurie de main-d’œuvre qualifiée.
Le premier volet du projet vise à encourager les bénéficiaires du statut de protection S à exercer une activité lucrative. Le PS Suisse salue particulièrement le passage de l’obligation d’autorisation à l’obligation de déclaration, le droit de principe à changer de canton ainsi que l’implication accrue des services publics de placement. « Les personnes qui veulent travailler et qui sont en capacité de le faire ne doivent pas se heurter à des obstacles administratifs », déclare le conseiller national socialiste Jean Tschopp (VD). « Grâce à ce projet, les bénéficiaires du statut S, à l’image des Ukrainiennes et Ukrainiens, seront enfin mis-es sur un pied d’égalité avec les personnes admises à titre provisoire en matière d’accès au marché du travail. »
Le PS Suisse salue également le second volet de la réforme. Celui-ci vise à faciliter l’accès au marché du travail des ressortissant-es d’État tiers qui ont terminé en Suisse une formation professionnelle supérieure ou un postdoctorat, et dont l’activité présente un intérêt économique ou scientifique élevé. « Celles et ceux qui ont été formé-es ici doivent aussi pouvoir mettre à profit les qualifications acquises ici même », poursuit Jean Tschopp. « Ces mesures permettent de pallier la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, et renforcent la politique d’intégration. La participation à la vie active sur un pied d’égalité est une condition essentielle à l’intégration sociale, à l’autodétermination et à la cohésion dans son ensemble. »



