Aujourd’hui, 15 ans après la catastrophe de Fukushima, le Conseil des États vote la levée de l’interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires en soutenant le contre-projet à l’initiative « Stop au blackout » du conseiller fédéral Albert Rösti. Cette décision, qui foule aux pieds la décision démocratique claire de la population de sortir du nucléaire, est absurde tant sur le plan énergétique qu’économique. Le PS Suisse continuera de s’engager résolument contre l’initiative et son contre-projet.
« Abroger l’interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires précisément à la date anniversaire de la catastrophe de Fukushima témoigne d’une effrayante ignorance de l’histoire », déclare la conseillère aux États socialiste Mathilde Crevoisier Crelier (JU). « Cette catastrophe devrait nous rappeler à quel point la technologie nucléaire est dangereuse et quelles conséquences dévastatrices celle-ci peut avoir. Au lieu de cela, le Conseil des États foule au pied la volonté de la population, qui a clairement voté pour la sortie du nucléaire. »
Construire de nouvelles centrales nucléaires prendrait des décennies et coûterait des milliards. Des décennies sans sécurité énergétique et des milliards qui manqueraient pour les énergies renouvelables. « Le nucléaire nous rend dépendants d’États autoritaires au lieu de renforcer notre approvisionnement énergétique », poursuite Mathilde Crevoisier Crelier. « Au lieu d’investir des milliards dans une technologie dangereuse et dépassée, il faut désormais investir massivement dans un approvisionnement énergétique renouvelable et indépendant. »



