La droite indifférente à la précarité financière des retraité-e-s
« La situation financière précaire de nombre de retraités laisse la droite totalement indifférente », a expliqué, désabusée, Marina Carobbio, conseillère nationale (TI) et vice-présidente du PS Suisse. Comment expliquer sinon la volonté de la majorité de la Commission des affaires sociales du Conseil national (CSSS-N), contre l’avis du PS, des Verts et du PDC, de repousser aux calendes grecques la révision des prestations complémentaires ? Ce sont donc toujours et encore les loyers de 2001 qui seront pris en compte dans le calcul des prestations complémentaires, malgré le fait que ceux-ci aient augmenté de plus de 20% depuis.
Nourrir l’humain plutôt que les profits
Un retournement de veste – une gifle pour les 3e générations
Les concitoyen-ne-s, dont la famille est sur sol suisse depuis déjà trois générations, doivent pouvoir, s’ils le souhaitent obtenir le passeport suisse de manière facilitée. L’initiative parlementaire d’Ada Marra, conseillère nationale (VD), avait pourtant été clairement acceptée par le Conseil national en mars, par 123 voix contre 58. La position d’une majorité de la Commission des institutions politiques du Conseil des Etats (CIP-E), refusant d’entrer en matière sur cet objet, est donc d’autant plus incompréhensible. Charge reviendra donc au plénum du Conseil des Etats, de corriger le tir.
SSR : le service public n’est pas à vendre
La Suisse du multilinguisme et de la démocratie directe a besoin d’une SSR forte, qui puisse contribuer à une formation de l’opinion politique transcendant les frontières linguistiques. Sans public, les chaînes de télévision et de radio publiques ne peuvent pas remplir cette tâche. Pour cette raison, le PS défend une définition du service public au sens large du terme. La SSR a certes besoin de plus de transparence et de contrôles internes, sans pour autant que son indépendance ne soit écorchée. « Les politicien-ne-s ne doivent pas se mêler de programmation. Il serait désastreux que le Parlement s’immisce dans les choix touchant au contenu de la SSR », explique Roger Nordmann, vice-président du Groupe socialiste. Dans sa volonté de contribuer au débat en cours, le PS a répondu aux dix questions les plus importantes en matière de service public médiatique.
Du vieux vin dans de nouvelles bouteilles
Ce que le ministre de l’Économie, Johann Schneider-Ammann, a présenté aujourd’hui sous le nom d’« Initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié » est décevant. « Le conseiller fédéral Schneider-Ammann sert un pot-pourri de mesures isolées sans stratégie globale et sans objectifs mesurables », critique Barbara Gysi, vice-présidente du PS. « Bon nombre de ces mesures ont été décidées il y a longtemps; on chercherait en vain de nouvelles idées convaincantes », ajoute la conseillère nationale (VD) Ada Marra. Ces propositions ne sauraient constituer une réponse satisfaisante au 9 février 2014.
La Banque nationale et l’UDC entraînent la Suisse dans la récession
Cinq mois après l’abandon du taux plancher – acte économiquement insensé et effectué sous la seule pression de l’UDC -, la Banque nationale suisse (BNS) semble bien désemparée et affaiblie. Le franc fort cause des dommages économiques considérables, menaçant des dizaines de milliers d’emplois. Le PS est persuadé que seul un nouveau taux plancher est à même de garantir la stabilité, de décourager les spéculateurs et d’assurer les emplois. « Si la direction actuelle de la BNS n’est pas en mesure de réagir, elle doit céder sa place à une nouvelle équipe, capable de gérer de façon crédible l’institution », argue le conseiller national (VD) et vice-président du Groupe socialiste Roger Nordmann.
OUI à l’État de droit – NON à l’État fouineur
La majorité du Groupe socialiste aux Chambres fédérales s’est prononcée en faveur de procédures pénales modernes et a, en ce sens, choisi de ne pas renvoyer la loi fédérale sur la surveillance de la correspondance par poste et télécommunication (LSCPT) au Conseil fédéral. Pour le conseiller national (VD) Jean Christophe Schwaab, « la LSCPT doit permettre de poursuivre les actes criminels, sans autoriser pour autant une surveillance sans décision judiciaire préalable ». Le PS entend apporter des améliorations lors de la discussion de détail, afin d’empêcher qu’une surveillance des citoyen-ne-s innocent-e-s soit mise en place et d’éviter les abus dans l’utilisation des moyens à disposition ou des données récoltées. Les droits fondamentaux doivent clairement être protégés. Le PS a toujours combattu fermement l’État fouineur, et continuera sa lutte en ce sens, en particulier dans le cadre de la loi sur le renseignement.
Une réforme sensée de l’asile, enfin…
Le PS salue la restructuration du domaine de l’asile, qui a trouvé une claire majorité (35 contre 3) au Conseil des Etats. Didier Berberat, conseiller aux Etats (NE), s’est réjoui : « enfin une réforme sensée dans le domaine de l’asile, qui améliore le système au lieu de le durcir. Les procédures d’asile seront plus rapides et menées de manière plus juste. Tout le monde y gagne, y compris les requérants d’asile. » Après ce vote clair, le PS est confiant quant au fait que les forces progressistes parviendront également à trouver une majorité au Conseil national en faveur de la restructuration du domaine de l’asile.
Encadrer la spéculation sur les denrées alimentaires
Le Groupe socialiste soutient, à l’unanimité, l’initiative populaire « Pas de spéculation sur les denrées alimentaires ». En misant sur un prix à la hausse des denrées alimentaires, les banques suisses courent le risque de déclencher des famines et d’augmenter encore la pauvreté dans les pays en voie de développement. La spéculation sur les denrées alimentaires est certes problématique sur le plan éthique, mais peut également, au vu de sa fréquence, déstabiliser le système financier. Le PS s’engagera donc demain au Conseil des Etats, en faveur d’un oui à cette initiative.
La croissance des inégalités reste un problème à résoudre
En ce dimanche de votations, le problème des inégalités dans la distribution des richesses et des opportunités demeure irrésolu. Après le refus de la réforme de la fiscalité successorale, le malaise relatif à la concentration extrême des richesses dans les mains d’une petite minorité de personnes reste entier. Le OUI à la LRTV représente, a contrario, une nouvelle réjouissante pour la cohésion nationale et un signe en faveur du respect des minorités linguistiques.
Le PS propose un paquet de réformes pour des meilleures conditions de vie
Le sauvetage des relations bilatérales avec l’Union européenne (UE) est la priorité de l’agenda politique. Toutefois, sans de profondes réformes intérieures, il ne pourra être mené à bien. « Les bilatérales ne trouveront une majorité que si les citoyen-ne-s, et pas uniquement l’économie, en tirent avantage », affirme Roger Nordmann, vice-président du Groupe socialiste. « C’est pour cette raison que le PS veut soutenir les salarié-e-s locaux, par un effort en matière de formation et d’intégration, un renforcement de la protection des salaires et une offensive face à la pénurie de logements. » Les conditions de vie de toutes et tous, et non les intérêts de quelques grandes entreprises, sont au centre de nos préoccupations. C’est en ce sens que le PS soutien un paquet de réformes, regroupant 21 interventions de ses parlementaires.
Le Groupe socialiste rejette le programme d’armement
Lors de sa réunion d’aujourd’hui, le Groupe socialiste a décidé à l’unanimité de rejeter le programme d’armement. Le conseiller national (JU) Pierre-Alain Fridez s’interroge sur la nécessité d’acheter des drones à Israël: « Le Département de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) veut s’offrir des drones de luxe. En plus du fait que la facture serait salée, nous ne pensons pas que la Suisse en ait besoin. Ces drones pourraient même être utilisés à des fins de combat ». Le Groupe socialiste appelle la droite à ne pas perdre, avant les élections, le sens des proportions en matière de dépenses militaires. Il en est de même en ce qui concerne l’idée absurde d’inscrire dans la loi un plancher de dépenses de 5 milliards de francs dans le cadre du développement de l’armée (DEVA).
