Le PS60+ exige des rentes plus sûres
Le PS60+ reconnait que la réforme « prévoyance vieillesse 2020» contient de bonnes intentions. Mais elle présente également des lacunes éclatantes. Lors de sa troisième Conférence des membres qui s’est tenue aujourd’hui à Berne, les délégué-e-s se sont exprimé-e-s en faveur de l’augmentation des rentes minimales à 4000 francs, pour une retraite modulable dès 62 ans. Par contre, l’idée de ne plus adapter les rentes à la conjoncture économique a été fermement rejetée. Pour assurer de bonnes conditions de vie aux ainé-e-s, le PS60+ placera sa lutte pour des rentes plus sûres au centre de sa campagne électorale 2015.
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Le Groupe socialiste rejette la LRens
Il était clair dès le départ que les partis de droite adopteraient la Loi sur le Renseignement (LRens). A contrario, l’objectif du PS était de tenter d’améliorer le projet présenté, au travers de divers amendements. Pour Jean Christophe Schwaab, conseiller national vaudois, « nous voulions ancrer légalement les compétences du service de renseignement et renforcer le contrôle démocratique et la transparence. Les partis bourgeois n’ont pas voulu en entendre parler ». Le Groupe socialiste au Conseil national rejette donc la LRens.
Les salaires et les places de travail priment sur l’idéologie
Le Conseil national traitera demain, en débat urgent, la problématique de la surévaluation du franc. Pour Jacques-André Maire, conseiller national (NE), « nous n’avons pas besoin d’une guerre de tranchées idéologique, mais bien de solutions, afin de garantir les salaires et les places de travail et d’aider chaque entreprise en difficulté suite à la décision de la BNS ». Le Groupe socialiste a déjà fait part, il y a plusieurs semaines, de ses solutions face au problème du franc : un nouveau cours plancher, de l’argent pour l’innovation et la formation continue, pas de baisse de salaire et répercussion sur les consommateurs des prix avantageux des produits importés.
Le Conseil des Etats refuse le débat sur la BNS
Le Conseil des Etats ferme les yeux sur l’un des problèmes les plus urgents en Suisse et n’entend pas discuter des conséquences de la crise du franc. Pourtant, tous les chefs de groupes avaient co-signé une déclaration urgente demandant à la Banque nationale suisse (BNS) de renoncer au taux d’intérêt négatif pour les comptes des assurances sociales. Pour Anita Fetz, conseillère aux Etats (BS), « le lobby de la BNS l’a emporté », regrettant ainsi le changement de cap des élu-e-s PDC et PLR, qui ont retiré cet objet urgent de l’ordre du jour. « Avec cette décision, la droite adresse une facture salée à la population, qui devra payer cash la politique des intérêts négatifs de la BNS au travers de l’assurance-maladie et du deuxième pilier. »
La taxe incitative doit renforcer le tournant énergétique
Pour le Parti socialiste, les choses sont claires : le tournant énergétique est plus nécessaire que jamais pour abandonner le nucléaire et les énergies fossiles au profit des énergies renouvelables. Pour avoir une chance de succès, il doit également être socialement et économiquement adéquat. La taxe incitative présentée aujourd’hui satisfait partiellement à ces exigences, et ne peut fonctionner que si les carburants sont également concernés. Pour Roger Nordmann, conseiller national (VD), « les énergies provenant d’une source non renouvelables sont trop bon marché. La taxe permettra de les renchérir. Son produit devra être remboursé à la population et aux entreprises. En effet, la taxe CO2 actuelle a déjà apporté la preuve de l’efficacité d’un tel dispositif. Il s’agit maintenant de le renforcer. »
Les entreprises ont besoin de plus de femmes et de moins de bonus
Le Conseil fédéral va dans le bon sens avec la réforme du droit de la société anonyme, mais il manque encore d’ambition et de courage sur certains points cruciaux. « Tout le monde veut plus de femmes dans les organes de direction, y compris le Conseil fédéral », déclare le conseiller national (VD) Jean Christophe Schwaab. « Mais pour cela, il faut définir un quota qui sera appliqué de manière stricte ». De plus, aucune mesure de la réforme ne vise à plafonner les revenus et les bonus de plusieurs millions. Si le Conseil fédéral n’améliore pas ce point, le PS proposera au parlement d’introduire un impôt sur les bonus qui dépassent un million. Le PS exige également une plus forte démocratisation des entreprises, à savoir une représentation des travailleur-euse-s dans les conseils d’administration.
La discrimination à l’égard des personnes homosexuelles doit être punie
Les personnes qui sont discriminées ou insultées en raison de leur orientation sexuelle, doivent être en mesure de se défendre juridiquement. Aujourd’hui, le Conseil national a approuvé l’initiative parlementaire « Lutter contre les discriminations basées sur l’orientation sexuelle » du conseiller national (VS) Mathias Reynard. « L’homophobie ne doit pas être considérée comme un délit mineur » explique le Valaisan. « Il est inacceptable que des personnes soient insultées ou discriminées en raison de leur orientation sexuelle. La protection des minorités est un principe fondamental en Suisse ».
