La CSSS-N démantèle l’initiative sur les soins infirmiers : la droite empêche l’amélioration des conditions de travail

La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) poursuit la mise en œuvre de la deuxième partie de l’initiative sur les soins infirmiers contre la volonté claire de la population. La majorité de droite supprime d’autres dispositions essentielles de la loi fédérale sur les conditions de travail dans le domaine des soins infirmiers, bloquant ainsi des améliorations efficaces pour le personnel soignant. Pour le PS Suisse, une chose est claire : le Conseil national doit corriger ces mauvaises décisions, pour la santé du personnel soignant et la qualité des soins.

« La commission méprise la volonté du peuple et empêche la mise en place d’instruments qui soulageraient réellement le personnel soignant dans son travail quotidien », déclare Brigitte Crottaz, conseillère nationale socialiste. « En acceptant l’initiative, la population s’est clairement prononcée en faveur de meilleures conditions de travail. Les décisions prises aujourd’hui sont une véritable provocation. » Il est particulièrement choquant que la CSSS-N continue de refuser de réduire la durée maximale du travail. Cela signifie que des semaines de travail excessivement longues restent possibles, alors que la nécessité d’agir est évidente depuis des années.

Le droit de recours des associations de travailleur-euses et la création de commissions cantonales tripartites dans le domaine des soins ont également été supprimés. Cela affaiblit l’application et le contrôle des normes minimales avant même qu’elles ne puissent entrer en vigueur. « Celles et ceux qui suppriment les mesures de protection tout en refusant un véritable allègement des tâches prennent délibérément une décision contre les personnes qui travaillent chaque jour au chevet des malades. Les soignant-es travaillent déjà aujourd’hui à la limite de leurs capacités, avec un personnel insuffisant, des services trop longs et des responsabilités élevées », déclare la vice-présidente du PS Suisse Valérie Piller Carrard. La majorité de la commission rejette également les prescriptions plus contraignantes en matière de dotation en personnel. « Sans une dotation en personnel claire, il n’y a pas de base pour des soins sûrs : la qualité diminue, la santé des soignants en pâtit et la sécurité des patients est mise sous pression. » Une chose est claire : après ces décisions de la commission, le PS Suisse mettra tout en œuvre au Conseil national pour que l’initiative sur les soins infirmiers soit mise en œuvre dans le respect de l’esprit des électeur-trices, et pour des soins de qualité, avec des règles claires en matière de temps de travail, une protection efficace du personnel soignant et des mesures contre la pénurie de personnel.

Interlocuteur-trices sur ce thème

Brigitte Crottaz

Brigitte Crottaz

Conseillère nationale VD

Valérie Piller Carrard

Valérie Piller Carrard

Conseillère nationale FR, vice-présidente du PS Suisse

Clément Borgeaud

Clément Borgeaud

Porte-parole & campagnes Suisse latine

Partager l'article :

Facebook
Twitter
LinkedIn
Animation laden...Animation laden...Animation laden...

Newsfeed

Secret Link

Newsletter

Tu as des questions concernant l'adhésion ou le formulaire d'adhésion ? Nous sommes à ta disposition pour t'aider.

Questions fréquentes

Le plus simple est de remplir en ligne le formulaire d’adhésion ci-contre.

Tu décides toi-même de l’engagement qui te convient le mieux.

  • Si tu as peu de temps, il n’y a absolument rien de mal à ce que ton engagement se limite au paiement de ta cotisation. Ceci nous aide aussi à construire une Suisse et un monde meilleurs.
  • La section à laquelle tu es affilié-e te demandera parfois, si tu as le temps, d’être présent-e sur stand, de récolter des signatures ou de participer à une action téléphonique. C’est toujours un plaisir lorsque nos membres s’engagent et s’impliquent – mais c’est bien sûr entièrement volontaire.
  • La plupart des sections organisent régulièrement des assemblées générales pour discuter de thèmes et d’activités politiques actuels. La participation à ces réunions est bien sûr également totalement volontaire. Mais c’est toujours une occasion d’y rencontrer de nouvelles personnes.
  • Si un thème te touche particulièrement, tu peux t’engager dans une commission thématique du PS Suisse ou de ton parti cantonal, ou encore dans l’une des sous-organisations telles que les Femmes socialistes, le PS Migrant-es, le PS 60+ ou le PS queer.
  • Il y a aussi souvent la possibilité d’assumer une fonction interne au parti, par exemple au sein du comité de ta section.
  • Si tu le souhaites discuter d’une candidature à une fonction publique, par exemple à la commission scolaire de ta commune, tu peux prendre contact avec ta section.

Afin de réaliser ses actions et son travail politique, le PS compte surtout sur l’engagement de ses membres. Mais la défense de nos valeurs nécessite aussi des moyens financiers.
Les cotisations des membres sont fixées, différemment, par les partis cantonaux et les sections locales et dépendent de ton revenu imposable. Nous suivons nos propres exigences politiques : celle ou celui qui gagne peu, paie peu, et celle ou celui qui gagne beaucoup, participe davantage aux coûts du parti et de sa politique.
En règle générale, les cotisations annuelles sont de l’ordre de 80 CHF pour les personnes à faible revenu et progressent à quelques centaines de francs pour les personnes à haut revenu.
Ces cotisations sont perçues annuellement.

Bien sûr ! Il n’est absolument pas nécessaire de posséder le passeport suisse pour pouvoir adhérer au PS.
Toute personne vivant en Suisse doit pouvoir participer aux débats politiques.

Tu as différentes possibilités de t’engager. Si tu veux être actif-ve au niveau local, adresse-toi à la section de ta commune de domicile.
C’est aussi le lieu le plus adapté pour t’engager dans une fonction publique ou un service au sein de l’administration (Conseil communal, Commission scolaire, Commission sociale…)
Tu peux également faire valoir ton savoir et ton savoir-faire en exerçant une fonction interne au parti. Le PS recherche toujours des personnes désirant s’engager dans l’organisation du parti (communes, districts, canton, commissions thématiques).

Il suffit de manifester ton intérêt aux responsables de ta section. C’est la section qui désigne les candidat-es du PS pour des fonctions publiques.
Ta section locale est souvent aussi le point de départ du processus de nomination interne au parti pour les candidatures au gouvernement cantonal (par exemple au Grand Conseil).

Aucune, excepté ta cotisation. Le partage de nos valeurs et de nos convictions est tout de même une condition préalable. Cela ne signifie pas pour autant de partager l’intégralité des positions du PS.

Les membres de la Jeunesse socialiste ont la possibilité d’adhérer gratuitement au PS jusqu’à l’âge de 26 ans. Une demande correspondante peut être envoyée par courriel à [email protected].

Les statuts du PS Suisse interdisent l’adhésion simultanée à plusieurs partis suisses.
Les doubles nationaux peuvent être membres du PS Suisse et d’un parti frère étranger, par exemple du SPD allemand ou du Partito Democratico italien. L’adhésion au PS Suisse est gratuite pour les membres de partis frères, pour autant qu’ils puissent prouver qu’ils versent une cotisation à un parti socialiste dans leur pays d’origine.

Oui, même à l’étranger, tu peux t’impliquer dans la politique en tant que membre du PS Suisse. Si tu es domicilié à l’étranger, tu deviens automatiquement membre du PS International.

Ce que t’offre le PS

Ce que tu peux attendre du PS.

Tu es proche de la politique : nous t’envoyons nos invitations, nos newsletters ainsi que notre magazine “Socialistes”. Tu peux réseauter avec des personnes partageant les mêmes idées que toi.

Tu peux apprendre des autres et apporter tes propres connaissances et compétences à différents niveaux au sein du parti.
Ensemble, créons un avenir meilleur !

Pas de démocratie sans formation. Nous te proposons des webinaires et des séminaires et nous t’offrons la possibilité d’acquérir des connaissances générales et d’échanger sur des thèmes politiques actuels.