Le PS Suisse accorde la priorité absolue à de bonnes conditions de travail pour le personnel soignant. La majorité de droite de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) souhaite toutefois mettre en œuvre l’initiative sur les soins infirmiers en l’affaiblissant considérablement. Pour le PS, une chose est claire : des moyens supplémentaires sont nécessaires rapidement pour soulager efficacement le personnel.
« La commission ignore le mandat clair donné par la population et bloque des progrès substantiels en matière de conditions de travail », critique la conseillère nationale socialiste Brigitte Crottaz (VD). « Le fait que la durée maximale du travail ne soit pas réduite et que la durée normale du travail soit fixée à 42 heures maximum est un camouflet pour le personnel soignant. » De plus, les indemnités pour les heures supplémentaires et le travail dominical et les jours fériés devraient être réduites par rapport au projet du Conseil fédéral. « C’est un affront qui empêche le personnel de disposer de suffisamment de temps de repos. Les gardes particulièrement pénibles le dimanche et les jours fériés, pendant lesquelles les équipes sont moins nombreuses et où des imprévus surviennent souvent, devraient impérativement être mieux rémunérées. »
Il est réjouissant que la loi prévoie l’obligation de négocier une CCT. Il est en revanche inacceptable que les normes minimales de la loi fédérale prévue sur les conditions de travail dans le domaine des soins infirmiers (LCTSI) puissent passer au second plan dans les CCT.
La commission reconnaît toutefois la nécessité de moyens supplémentaires, ce qui constitue un pas dans la bonne direction. Pour le PS Suisse, seule une solution passant par un financement via les prestations d’intérêt général (PIG) garantit que les fonds seront effectivement utilisés pour améliorer les conditions de travail. « La pression sur le personnel n’a jamais été aussi forte. Des moyens supplémentaires pour alléger la charge de travail sont nécessaires de toute urgence », déclare la vice-présidente du PS Suisse Valérie Piller Carrard. « Si les coûts supplémentaires sont répercutés sur les tarifs, la part cantonale pour les réductions de prime devra impérativement être augmentée. »
Le PS Suisse attend de la CSSS-N qu’elle corrige ses erreurs lors de la deuxième lecture, en particulier en ce qui concerne les horaires de travail. Au plus tard lors de la session parlementaire, le Conseil national devra mettre en œuvre l’initiative sur les soins infirmiers dans l’intérêt de la population et du personnel soignant.




