La Commission des finances du Conseil national (CdF-N) a conclu aujourd’hui ses délibérations sur le paquet de démantèlement 2027. Afin de renforcer considérablement l’armée, la majorité bourgeoise s’en tient à une politique de réduction idéologique au lieu de stabiliser durablement les finances de la Confédération. Elle accepte pour cela des coupes dans des tâches centrales. Or, les conséquences de la politique néolibérale menée ces dernières années sur les finances fédérales sont évidentes. Le PS exige donc des corrections claires : il faut abandonner la politique d’austérité au profit de solutions viables qui agissent surtout du côté des recettes.
« Le fait que ni le Conseil fédéral ni le Parlement ne souhaitent examiner sérieusement d’autres solutions est incompréhensible. Au lieu de compromettre gravement l’avenir de ce pays, il faudrait enfin mettre sérieusement sur la table les alternatives possibles », déclare la conseillère nationale socialiste Laurence Fehlmann Rielle (GE). « Les coupes prévues dans la coopération internationale, la formation et la recherche, le personnel fédéral, le domaine du climat et de l’environnement, la culture ou encore l’aide aux victimes sont particulièrement lourdes. La majorité de la commission procède ainsi à des coupes dans des domaines essentiels pour la stabilité et la sécurité de la Suisse. »
Le PS a présenté à plusieurs reprises des alternatives constructives permettant d’agir efficacement et de manière équitable du côté des recettes : impôt sur les gains en capital, correction des cadeaux fiscaux accordés ces dernières années, réintroduction de l’impôt sur le capital au niveau fédéral pour les personnes morales, suppression de l’imposition privilégiée des dividendes issue de la RIE II, ou encore impôt sur les gains immobiliers. Ces propositions sont restées sans succès : la Commission des finances du Conseil national n’a adopté pratiquement aucune amélioration substantielle par rapport au Conseil des États.
« Si l’on veut stabiliser les finances fédérales, on ne peut pas procéder à des coupes unilatérales et laisser la facture à la population », déclare la conseillère nationale socialiste Ursula Zybach (BE). « Il est erroné de financer l’augmentation massive du budget de la défense par des coupes dans d’autres domaines, et de répercuter ainsi les coûts sur la population ou de les reporter dans le futur. Cela est d’autant plus absurde que l’armée disposait l’année dernière d’un crédit résiduel d’environ 350 millions de francs : ce n’est manifestement pas l’argent qui manque, mais une planification pertinente. Ce paquet de démantèlement est donc avant tout une redistribution en faveur de l’armée. »
Le PS Suisse s’oppose fermement à cette politique de démantèlement et tentera d’obtenir des améliorations au Conseil national.





