Le Conseil fédéral a présenté aujourd’hui les dernières évolutions du dossier de l’acquisition du système Patriot. Comme pour le F-35, il s’agit d’un fiasco prévisible. Le PS Suisse invite le conseiller fédéral Martin Pfister à enfin ouvrir les yeux et à corriger les erreurs du passé avant qu’il ne soit trop tard.
Au DDPS, les fiascos sont décidément monnaie courante. Après les révélations du Contrôle fédéral des finances en janvier dernier concernant le F-35, ce sont aujourd’hui les contrats relatifs au système de défense aérienne Patriot qui sont sous les feux des projecteurs. « En septembre dernier, la Confédération avait décidé de suspendre les paiements pour le système Patriot en raison de retards de livraison de la part des États-Unis. Aujourd’hui, on apprend que les retards de livraisons se poursuivent et ce, avec nouvelles hausses de coûts. Une fois de plus, on constate que notre dépendance extrême aux États-Unis coûte très cher ! », déclare le conseiller national Benoît Gaillard (VD).
Pour le PS Suisse, ce nouveau fiasco dans l’acquisition de matériel d’armement américain doit désormais agir comme électrochoc pour le DDPS. « En début d’année, le Conseil fédéral avait déclaré qu’une annulation était toujours une option. Aujourd’hui, il doit enfin ouvrir les yeux, assumer ses responsabilités et mettre un terme à ces acquisitions », poursuit Benoît Gaillard. « Il est essentiel de trouver le plus rapidement possible une alternative européenne pour assurer la sécurité de l’espace aérien suisse. À l’avenir, les acquisitions d’armement par la Suisse devront se faire prioritairement en Europe et, surtout, exclure les États qui ne respectent pas le droit international humanitaire. »



