Le PS Suisse regrette que le président américain Donald Trump n’ait pas été exclu du Forum économique mondial (WEF) de Davos après son attaque, contraire au droit international, contre le Venezuela. Le PS exige désormais du président de la Confédération Guy Parmelin qu’il adopte une position claire vis-à-vis des États-Unis lors du WEF.
« Après cette grave violation de l’interdiction du recours à la force, inscrite dans le droit international, et des principes de la Charte des Nations unies, le Forum économique mondial aurait dû désinviter le président américain Donald Trump », déclare Cédric Wermuth, co-président du PS Suisse. « Il est inacceptable que Donald Trump bafoue l’ordre juridique international tout en soutenant dans son propre pays des structures paramilitaires qui intimident et assassinent la population. »
Le PS met en garde contre la normalisation croissante des politiques autoritaires et néofascistes. « De telles évolutions ne doivent être minimisées, ni sur le plan rhétorique ni sur le plan politique », déclare le co-président du Groupe socialiste aux Chambres fédérales Samuel Bendahan. « Le Conseil fédéral doit également s’engager clairement et sans ambiguïté envers le gouvernement américain en faveur de l’ordre juridique international et de la souveraineté des États. Cela vaut en particulier pour l’action de la Suisse dans le cadre du mandat douanier américain. »
Le PS Suisse exige une position claire de la part du Conseil fédéral. Le président de la Confédération Guy Parmelin doit également souligner cette position lors d’éventuelles discussions avec Donald Trump. Concrètement, le PS Suisse demande :
- Solidarité avec le Danemark et le Groenland : le Conseil fédéral doit, à l’instar de plusieurs États européens, soutenir clairement le Danemark et le Groenland ainsi que réaffirmer que l’avenir du Groenland sera décidé uniquement par les personnes concernées sur place.
- Engagement en faveur de la désescalade et de l’État de droit : la Suisse doit s’engager activement, au sein des Nations unies et dans le cadre de la présidence de l’OSCE en 2026, en faveur de la désescalade, d’une enquête internationale indépendante et du retour à des procédures multilatérales conformes à l’État de droit.
- Dispositions à proposer ses bons offices : réaffirmer clairement le rôle de la Suisse en tant que médiatrice.
- Fin de la terreur contre la population américaine : le Conseil fédéral doit s’engager sans ambiguïté en faveur du rétablissement de l’État de droit aux États-Unis et de la fin des intimidations et des violences commises par l’ICE aux États-Unis.
- Mandat douanier américain : pas de renonciation à la taxe numérique ni de promesses unilatérales au détriment de la population suisse, et préservation de la souveraineté suisse.




