Nous disons NON aux cadeaux fiscaux pour les familles aisées ! La majorité de droite de l’UDC, PLR et PDC a décidé d’augmenter les déductions pour enfant à 10 000 francs. Ce qui est vendu comme un soutien aux familles est en fait un cadeau pur et simple aux plus hauts revenus. Ce ne seraient que celles et ceux qui n’en ont pas besoin qui bénéficieraient de ces déductions sur l’impôt fédéral direct.

Un cadeau fiscal pour ceux qui n’en ont pas besoin. Cette mesure profiterait surtout aux familles dont le revenu est supérieur ou égal à CHF 150 000.-. Les déductions seraient encore plus importantes pour les revenus à partir de CHF 300 000.- ou plus – les cadres supérieurs, médecins-chefs ou banquiers. Le cadeau fiscal pour les familles aisées coûterait 350 millions de francs par an à la classe moyenne, dont 250 millions seraient versés aux 22% des familles les plus aisées. Si l'on considère l'ensemble des ménages (y compris ceux qui n'ont pas d'enfants), seuls 6 % des ménages suisses en bénéficieraient.

La classe moyenne paierait la facture. Seul un quart des 350 millions de francs profiterait aux familles dont le revenu brut se situe entre CHF 100 000.- et CHF 150 000.-. Les familles de la classe moyenne ne recevraient que les miettes de ce cadeau fiscal. Mais ils en paieraient la facture, car les recettes de la Confédération diminueraient. Et si les réductions de primes devaient encore diminuer et les tarifs des crèches augmenter, ces familles de la classe moyenne seraient alors les premières touchées.

La moitié des familles ne toucherait rien de cet allègement. 45 % des familles ne paient pas d’impôt fédéral parce qu’elles gagnent trop peu. Elles ne peuvent pas non plus compter sur des déductions fiscales. Les familles qui en auraient effectivement besoin n’en tireraient donc aucun bénéfice.

Déficit pour les cantons. Ce cadeau fiscal aux familles aisées aurait un coût d’au moins 70 millions de francs par année pour les cantons. Or, les cantons financent notamment la formation, les réductions de primes ou les transports publics.

Une politique familiale efficace ne se mène pas au travers d’incitations fiscales. Comment payer les primes d’assurance-maladie ? Où peut-on trouver un logement abordable ? Est-il encore possible de trouver des places libres en crèche ? Ce sont ces questions qui préoccupent les familles. Quiconque souhaite mener une politique familiale efficace doit commencer par là – et non par des cadeaux fiscaux aux familles qui n’en ont pas besoin.

08. oct 2019