L’élimination des pesticides de synthèse est écologiquement sensée, techniquement et économiquement réalisable et bénéfique pour notre santé. C’est pourquoi le PS fait campagne pour un OUI clair à l’initiative sur les pesticides.

Buts de l’initiative

L’initiative sur les pesticides demande que l’utilisation de pesticides de synthèse soit interdite dans la production agricole, dans la transformation des produits agricoles et dans la conservation des sols et des paysages. De même, l’initiative interdit l’importation de denrées alimentaires contenant des pesticides de synthèse ou qui ont été produites à l’aide de tels produits.

L’initiative prévoit une période transitoire de dix ans. Cette période permet à l’agriculture d’effectuer une transition en douceur et donne aux différents acteurs suffisamment de temps pour prendre les mesures nécessaires.

Pourquoi est-il nécessaire de libérer la Suisse des pesticides de synthèse ?

Pourquoi est-il nécessaire de libérer la Suisse des pesticides de synthèse ?

Des études scientifiques indépendantes, vérifiées et publiées montrent que l’exposition chronique à certains pesticides, même à de très faibles concentrations, a des effets négatifs sur la santé – notamment pour les agricultrices et agriculteurs eux-mêmes.

Les autorités de réglementation qui approuvent l’utilisation de ces pesticides ne tiennent pas suffisamment compte des effets à long terme à de très faibles concentrations. Elles ont souvent dû revoir leurs décisions et retirer du marché des pesticides qu’elles avaient pourtant initialement approuvés. Certains de ces pesticides de synthèse ne se dégradent pas et continuent de polluer l’eau, les aliments et l’air des décennies après leur interdiction.

Plus à ce sujet ici.

Pour préserver la biodiversité 

L’utilisation de pesticides de synthèse affecte la biodiversité. Ceux-ci agissent rarement de manière sélective contre un parasite, mais affectent les processus métaboliques de base communs à de nombreuses espèces (système nerveux, photosynthèse, croissance, reproduction, etc.) Ainsi, d’autres organismes vivants sont touchés dès qu’ils entrent en contact direct ou indirect avec les pesticides de synthèse.

Une opportunité pour les PME ainsi que pour les agriculteurs et agricultrices 

Aujourd’hui, l’utilisation de pesticides donne l’illusion de sécurité pour l’agriculture. La réalité est pourtant bien différente, et, année après année, nous empoisonnons nos moyens de subsistance. Seules les entreprises agroalimentaires en profitent. Si elle venait à être acceptée, l’initiative permettra d’importantes avancées dans la recherche et des innovations durables pour l’agriculture seront développées. L’initiative permettrait également de briser la domination de l’industrie chimique sur l’agriculture et aiderait les agriculteurs et agricultrices à se libérer de leur dépendance aux pesticides de synthèse.

Le « tout bio » est-il possible ?​

À L’expérience de long terme la plus importante comparant les méthodes d’agriculture biologique et conventionnelle, menée par l’Institut de recherche de l’agriculture biologique (FiBL), a montré que les méthodes biologiques produisent des rendements inférieurs de 20 % en moyenne. Si une partie des terres utilisées pour la culture du fourrage était utilisée pour des cultures, ces pertes pourraient facilement être compensées. Plus d'informations ici.

 

Que sont les pesticides de synthèse ?

Les pesticides de synthèse ont des compositions chimiques qui n’existent pas dans la nature. Ils présentent les risques les plus élevés pour l'homme et la nature par rapport à toutes les alternatives de protection des plantes. Ne sont pas couverts par le champ d’application de l’initiative les bio-auxiliaires, les pesticides biologiques, les auxiliaires, les pesticides biologiques, mécaniques, électriques et thermiques et toutes les autres alternatives qui ne contiennent pas de toxines chimiques.

06. avr 2021