La Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N) a poursuivi l’examen de la loi sur l’égalité pour les personnes handicapées et de la loi sur l’inclusion — le contre-projet à l’initiative sur l’inclusion. Elle a pris à cette occasion des décisions importantes : les domaines du travail, du logement, de l’assistance et de la formation sont désormais ancrés, et les personnes en situation de handicap seront davantage associées aux décisions qui les concernent. Le PS Suisse salue cette orientation : elle renforce considérablement l’autodétermination des personnes concernées.
« L’autodétermination, c’est décider soi-même où l’on vit, comment on vit, et où l’on travaille. Et nous posons aujourd’hui les bases nécessaires pour y parvenir », déclare la conseillère nationale socialiste Estelle Revaz (GE). C’est notamment dans le domaine du travail qu’il y a un retard important à rattraper. Aujourd’hui, le potentiel des personnes en situation de handicap reste trop souvent inexploité sur le marché du travail, car la transition depuis une institution se heurte souvent à des obstacles administratifs, à un manque d’accompagnement ou à des lacunes dans les mesures de soutien.
La commission a donc décidé de mettre en place des structures plus souples, de réduire la bureaucratie et d’instaurer des conditions-cadres fiables tant pour les salarié-es que pour les employeur-euses. Travailler permet de gagner en autonomie — et donc en indépendance financière. Les décisions relatives au logement et à l’assistance sont tout aussi essentielles : les personnes en situation de handicap doivent pouvoir décider elles-mêmes où, comment et avec qui elles vivent. La loi crée les conditions nécessaires à cet effet en encourageant le logement autonome, en clarifiant la collaboration entre la Confédération et les cantons et en revalorisant l’assistance, qui rend possible une vie autonome au quotidien.
Pour le PS, l’autodétermination est la référence. Ce ne sont pas aux autorités ou aux institutions de décider où les personnes en situation de handicap vivent, travaillent et comment elles mènent leur vie — mais elles-mêmes. Le PS s’engagera pour que le Parlement entérine ces décisions et que l’autodétermination devienne enfin une réalité.



