Un nouveau rapport du Contrôle fédéral des finances (CDF) révèle que l’acquisition des F-35 coûtera à nouveau beaucoup plus cher que prévu à la Suisse. Le PS demande donc une nouvelle fois au Conseil fédéral de mettre immédiatement un terme à l’acquisition des F-35 et de ne pas renforcer la dépendance de la Suisse vis-à-vis des États-Unis en matière de politique de sécurité.
« Cette procédure d’acquisition est marquée par une succession de scandales. La population a été trompée lors du vote, et maintenant, il faut ajouter au moins 130 millions de francs supplémentaires. Le fait que le Conseil fédéral s’obstine malgré tout à maintenir cet achat est irresponsable », déclare le conseiller national socialiste Pierre-Alain Fridez (JU). « Nous répétons depuis des années que non seulement l’acquisition, mais aussi les coûts d’exploitation associés au F-35 seront nettement plus élevés que ce que le DDPS a toujours prétendu. C’est exactement ce scénario qui est en train de se produire aujourd’hui. »
Comme le montre le nouveau rapport du CDF, les coûts liés à l’infrastructure militaire augmentent considérablement : au lieu des 120 millions de francs initialement budgétés, les adaptations des aérodromes militaires devraient désormais coûter au moins 200 millions de francs. Le CDF a en outre identifié des projets supplémentaires d’un montant de plus de 50 millions de francs liés à l’acquisition du F-35, qui viennent s’ajouter à cette somme. Au vu des valeurs comparatives d’autres pays, ces coûts supplémentaires vont probablement encore augmenter. « Celles et ceux qui ne tirent pas enfin les conclusions évidentes de ce fiasco du F-35 ont renoncé à un débat sérieux sur la politique de sécurité », poursuit Pierre-Alain Fridez. « Seule une annulation immédiate de l’acquisition des F-35 permettrait de libérer les moyens financiers nécessaires pour des alternatives européennes et une protection efficace et complète de l’espace aérien. Le concept de protection de l’espace aérien récemment adopté par le Groupe socialiste montre qu’il est possible d’obtenir une meilleure protection pour moins d’argent. »
De plus, la dépendance vis-à-vis des États-Unis en matière de politique de sécurité soulève des questions fondamentales. « Les États-Unis ne sont pas un partenaire fiable. Après l’attaque contraire au droit international contre le Venezuela et les menaces proférées à l’encontre de l’Europe et du Groenland, le Conseil fédéral doit enfin tirer la sonnette d’alarme », conclut Pierre-Alain Fridez. « Le F-35 représente non seulement un risque financier, mais aussi un risque en matière de politique de sécurité. »



