Le secteur de la santé est sur le point de franchir une étape importante vers la numérisation : le nouveau dossier électronique de santé (DES) devrait remplacer le dossier électronique du patient, qui a échoué. La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) a désormais entamé l’examen du projet. Pour le PS, une chose est claire : le DES doit améliorer la qualité des traitements, laisser la souveraineté des données aux patient-es ainsi que renforcer la protection des données — et ne doit pas être édulcoré par les lobbyistes du secteur de la santé.
« Aujourd’hui, les patient-es repartent de zéro à chaque changement de médecin, les résultats d’examens se perdent ou sont inutilement refaits », explique la conseillère nationale socialiste Brigitte Crottaz. « Le dossier électronique de santé donne aux personnes la maîtrise de leurs données de santé et rend les traitements plus sûrs. Le Parlement doit désormais faire avancer cette réforme avec détermination. »
Le projet du Conseil fédéral a tiré les leçons des erreurs commises dans le dossier électronique du patient. Il met notamment fin au caractère facultatif de l’infrastructure centrale gérée par la Confédération, qui doit instaurer la confiance, et qui sera obligatoire pour tous les prestataires. La population sera impliquée via un modèle d’opt-out et le financement sera réorganisé. « Ainsi, au lieu d’un simple archivage de documents, on crée un véritable outil de travail qui évite les doublons et rend les soins plus efficaces », explique Brigitte Crottaz.
Au cours des prochaines délibérations, le PS s’engagera pour que la protection des données reste haute, que la souveraineté sur les données revienne clairement aux patient-es et que le dossier électronique de santé (DES) garantisse davantage de transparence et apporte un changement tangible dans la vie quotidienne de la population. Une chose est tout aussi claire : le programme de numérisation DigiSanté ne doit pas être sacrifié au nom des économies. Sinon, le DES restera lui aussi une promesse en l’air.



