Par une augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée de 0,8 point de pourcentage pendant dix ans, le Conseil fédéral souhaite attribuer à l’armée presque 3 milliards de francs supplémentaires par an. Le PS suisse se montre très sceptique : des milliards supplémentaires pour l’armée ne sont pas responsables si l’argent est investi au mauvais endroit, si des décisions coûteuses et erronées comme l’achat du F-35 ne sont pas stoppées, et si la Suisse tombe dans de nouvelles dépendances.
« Je suis très sceptique face aux projets du conseiller fédéral Pfister », déclare le co-président du PS, Cédric Wermuth. « Si le Conseil fédéral veut augmenter la TVA pour l’armée, il ne peut pas en même temps engloutir des milliards dans des chars, des systèmes d’artillerie et des avions de combat F-35. »
Il est particulièrement préoccupant que le Conseil fédéral persiste dans sa décision de procéder à l’acquisition des F-35. Le dernier rapport du Contrôle fédéral des finances (CDF) montre à nouveau que le projet coûtera bien plus cher qu’annoncé. Pour le PS, le F-35 n’est pas seulement un risque financier, mais aussi une erreur du point de vue de la politique de sécurité, car la Suisse resterait durablement dépendante des États-Unis pour l’exploitation, les logiciels et la capacité opérationnelle. Que les États-Unis ne soient plus un partenaire fiable en matière de sécurité aurait dû devenir évident au plus tard depuis les menaces proférées contre le Groenland et le Danemark.
Pour le PS, une chose est claire : seul un arrêt immédiat de l’acquisition des F-35 permet de créer une marge de manœuvre en faveur d’alternatives européennes. Le concept de protection de l’espace aérien adopté par le Groupe socialiste aux Chambres fédérales montre qu’il est possible d’améliorer la sécurité sans milliards supplémentaires consacrés aux acquisitions.



