Au sein de la Commission des institutions politiques du Conseil national (CIP-N), le centre-droit rejette l’initiative pour la démocratie et une contre-proposition pragmatique visant à faciliter la naturalisation de la deuxième génération. Le PS Suisse regrette ces décisions incompréhensibles et continuera à s’engager pour simplifier la naturalisation, ancrer des critères objectifs et mettre fin à l’arbitraire.
« Plus d’un quart de la population n’a pas de passeport suisse, dont beaucoup de personnes nées ici, qui travaillent, paient des impôts et n’ont pourtant pas le droit de participer aux décisions », déclare le conseiller national socialiste Jean Tschopp. « Il est totalement incompréhensible que le centre-droit ne veuille pas renforcer notre démocratie et la participation aux décisions. »
Il est tout aussi incompréhensible que même la contre-proposition pragmatique du PS Suisse et du PVL n’ait pas obtenu la majorité. Celle-ci concerne la deuxième génération et demande un accès facilité à la naturalisation pour celles et ceux qui ont effectué la majeure partie de leur scolarité ici, dans le but de rendre la procédure plus rapide, moins coûteuse et moins bureaucratique.
« La naturalisation ne doit pas être une loterie — le lieu d’origine ne doit pas déterminer les chances », souligne encore une fois Jean Tschopp. « Aujourd’hui, les règles, les frais et les procédures varient considérablement d’un canton à l’autre. C’est précisément là qu’intervient l’initiative pour la démocratie. Elle établit des règles claires, rend les procédures prévisibles et met fin aux décisions arbitraires. »
Le PS Suisse continuera à s’engager pour simplifier la naturalisation, ancrer des critères objectifs et mettre fin à l’arbitraire — dans le processus législatif et, si nécessaire, dans les urnes. Le PS Suisse soutient l’initiative pour la démocratie de l’Action Vierviertel — pour plus de participation et une démocratie équitable et forte.



