La Commission de politique extérieure du Conseil national (CPE-N) a approuvé aujourd’hui une proposition demandant une déclaration du Conseil national sur le Groenland. Le PS Suisse salue cette décision, qu’il considère comme un signal important contre la remise en question croissante de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, y compris en Europe. La balle est désormais dans le camp du Conseil national : il doit clairement rejeter les menaces et les revendications expansionnistes et charger le Conseil fédéral de dénoncer sans ambiguïté de telles violations.
« Lorsque les grandes puissances commencent à remettre en question les frontières et les appartenances, il ne s’agit jamais uniquement de rhétorique », déclare Laurence Fehlmann Rielle, conseillère nationale socialiste. « La Suisse doit affirmer sans ambiguïté que le Groenland n’est pas un jouet au service d’intérêts géopolitiques — le droit à l’autodétermination et l’interdiction du recours à la force s’appliquent partout, y compris dans l’Arctique. »
La déclaration réaffirme les principes de la Charte des Nations Unies, en particulier le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et l’interdiction du recours à la force ou à la menace de la force. Elle constitue une réponse à la multiplication des violations graves du droit international public à l’échelle mondiale et met en garde contre les précédents dangereux qui favorisent de nouvelles atteintes à l’intégrité territoriale des États.
Le PS soutient en particulier l’appel lancé au Conseil fédéral pour qu’il dénonce sans ambiguïté les violations de la Charte des Nations Unies et s’engage activement en faveur de la désescalade, tant au sein des Nations Unies que dans le cadre de la présidence suisse de l’OSCE. Dans le même temps, la Suisse doit réaffirmer sa volonté de rendre de bons services.
Pour le PS Suisse, il est clair que les intérêts sécuritaires ou économiques ne justifient ni les menaces ni la violence. Le Conseil national doit maintenant adopter rapidement la déclaration et renforcer ainsi un ordre international fondé sur des règles avec les États européens qui partagent cet engagement.



