Les manifestations massives de la population iranienne contre la hausse du coût de la vie et le gouvernement autoritaire ont déclenché une vague de répression brutale de la part du régime. La population civile dépend de la solidarité et de l’aide internationales. Le PS Suisse demande au Conseil fédéral de reprendre intégralement les sanctions de l’UE contre l’Iran, de soutenir la mission d’enquête de l’ONU et d’apporter son soutien, notamment financier, aux ONG iraniennes.
« Le PS Suisse exprime sa solidarité avec les manifestant-es en Iran », déclare Cédric Wermuth, co-président du PS. « En raison de la coupure d’Internet et des lignes téléphoniques, les informations ne parviennent pratiquement plus à l’extérieur et le nombre exact de manifestant-es tué-es n’est pas connu. Il est toutefois clair que le régime agit de manière brutale et ciblée contre les civil-es qui réclament un changement de système. La Suisse, en collaboration avec la communauté internationale, doit réagir. »
En 2022 déjà, la population iranienne était descendue dans la rue pour protester contre le meurtre de Jina Mahsa Amini par le gouvernement. « Malheureusement, le régime avait alors également réagi avec violence aux manifestations. Et malheureusement, la Suisse n’a pas suffisamment agi », explique la conseillère nationale socialiste Laurence Fehlmann Rielle. « Cela doit changer : nous demandons au Conseil fédéral de mettre enfin en œuvre l’intégralité des sanctions de l’UE contre le gouvernement iranien, comme l’avait déjà demandé le Conseil national en 2022, et d’empêcher toute possibilité de contournement par la place financière suisse. En outre, la Confédération doit soutenir activement, sur le plan politique et financier, la mission d’enquête existante ainsi que le rapporteur spécial des Nations unies, et s’engager en faveur de la poursuite de son mandat. C’est la seule façon de trouver des preuves solides contre le gouvernement, qui permettront de réagir de manière cohérente aux crimes commis. Afin d’aider la population civile sur place, le Conseil fédéral doit également soutenir les organisations non gouvernementales iraniennes financièrement, ainsi que par d’autres mesures. »


